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PREMIERE ÉPOQUE.
la Table d’émeraude d’Hermès est cachée dans la plus grande despyramides de Gizeh (i).
C’est dans Y œuvre du soleil d’Hermès Trismégiste , que lesalchimistes cherchent le secret de faire de l’or consacré au soleil.
Les sentences mystiques faisant allusion à la sublimation, à lacalcination et à la fixation , se retrouvent dans Jamblique , dansProclus , et meme chez des philosophes grecs de plusieurs sièclesantérieurs à ceux-là.
Le célèbre kircher, qui explique, dans son OEdipe , avec uneassurance incroyable, les hiéroglyphes de tous les monumentségyptiens qu’il connaissait, s’avoue presque incapable de découvrirle trésor caché sous les paroles mystiques de la Table d’émeraude .Cependant il assure que cet ouvrage ne contient autre chose quela théorie de l’élixir universel, ou de l'or potable. Cela est, ajoute-t-il, très-certain, cerlissimum est.
Ce qui nous parait très-certain, c’est que la Table d’émeraude ressemble singulièrement aux oracles de Delphes et de liodone :on y trouve tout ce que l’on veut, et voilà en quoi consiste legrand secret de contenter tout le inonde.
Le premier qui ait fait mention de la Table d’émeraude estAlbert le Grand (De sec relis).
On attribue encore à Hermès Trismégiste différents autresouvrages (De alcltimia, De tapidis physici sccreto, Testamen -tum ) , 2 ), qui ne sont pas cités par les philosophes alexandrins,et dont l'origine parait assez récente.
11 en est de l'authenticité des livres alchimiques d’Hermès commede celle des traités d’alchimie attribués à Moïse ou au roi Salomon,et dont les \éritables auteurs appartiennent au moyen âge.