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niSTOIRE DE LA CUIMIE.
« La chélidoine est la teinture d’or.
» Le sperme de Vénus ( ’Acppooérr,;; a-Lgi ) est la (leur ducuivre.
«Le lait d’un animal quelconque est le soufre ( yi'/.i IxacToùÇiiou £<rrî ôcîov ), parce que le soufre coagule le mercure.
•< Le lait d’une vache noire (t) est le mercure (ms. 2250).
« La grenouillette ( (Sarpay iov ) est le vert de montagne.
« L’éponge de mer ( aTzôyyoç OicXâosioç ) est la cadmie.
« Le dragon rouge, le cinabre. »
Ce qui contribue encore à rendre obscure la lecture de ces ou-vrages déjà si peu clairs, c’est que le nom d’un métal est souventpris pour celui d’un autre. Le nom d’une substance inorganique estquelquefois appliqué à une substance organique qui n’a aucune res-semblance avec la première. C’est ainsi que le fer (cîâïipoç) signifiequelquefois une coque d'œuf, et que les noms de cuivre, d'argent,d'or, de soufre, désignent des objets tout différents, ordinairementdes plantes ou des animaux.
Les maîtres de Y art sacré 11e se contentaient pas de cacher leursdoctrines mystiques sous le voile d'un langage obscur, figuré eténigmatique ; pour ajouter encore à l'obscurité de ce langage, ilsavaient adopté des caractères particuliers (arrêta). Ces caractèresou signes sont de différentes espèces, et plusieurs d’entre eux ontune analogie évidente avec, les hiéroglyphes. Peut-être ont-ilsmôme une origine égyptienne . Parmi ces signes, il s’en trouvequelques-uns qui sont une image de la chose représentée. Ainsi,pour désigner l’eau, on traçait une ligne horizontale, qui parais-sait avoir été figurée par une main tremblante, pour imiter les on-dulations d’une masse d’eau agitée.
Signe de l'eau: aaaa(2).
Un œuf est représenté par un cercle qui en contient un autre pluspetit, lequel figure le jaune. Un petit cercle, surmonté d’un traiten arc, représente l’œil. Un cercle dont la circonférence est hérissée
(1) Une vache noire était, en Égypte , le symbole de la fertilité; et une vacherousse celui de la stérilité.
(2) On rencontre ce signe très-fréquemment sur les monuments égyptiens oùse trouvent gravés des hiéroglyphes. Tout le monde peut le voir dans le Muséeégyptien du Louvre, et au bas de l’obélisque de la place de Louis XVI