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PREMIÈRE ÉPOQEE.
Le fragment suivant, dont les termes sont aussi explicites quepossible, fera voir que la connaissance de la distillation est bienplus ancienne qu’on ne le croit généralement.
Livre de Zosime sur les fourneaux et les instruments de chi-mie. Du tribicus, ou de l'appareil à trois ballons-récipients(ms. 2249).
On appelle tribicus , un appareil distillatoire construit
de la manière suivante :
« Fais trois tubes d’airain, dont les parois soient assez épaisses,et de seize coudées de longueur. — Les ouvertures ou languespratiquées à la partie inférieure du ballon doivent exactements’adapter à ces tubes, qui eux-mêmes viennent aboutir à d’au-tres ballons plus petits (u.tx(a). Un gros tube ( àwi'/sipoç )
fait communiquer le matras (sous lequel on met le feu) avec legrand ballon en verre (Àr/avôç, fjrjx°0; et l’appareil porte, contretoute attente (7Tapâ5o;w;), l'esprit (-vEüaa) en haut. Après avoirainsi adapté les tubes, on en lutc ( ) exactement tou-
tes les jointures. Il faut avoir soin que le grand ballon en verre,placé au-dessus du matras (avec lequel il communique par un tube),soit assez épais pour que la chaleur qui fait porter l’eau en haut(t^ç Qspur,; toü ûod-o; xojaiSousj;; to àvaêaîvjiv ) ne le brise pas. »On voit, dans les manuscrits n° 2249 et 2275, les figures de plu-sieurs vases distillatoires, dont je me bornerai à reproduire la sui-vante, qui servira à faire mieux comprendre le texte cité.
Persica cupri tinctura edidit J. G. Schneider, in animadvers. ad Eclogasphysicas. p. 95, v. Bibl. <lc Hoffmann. Aucun de ces fragments ne se trouvedans la collection des mss. grecs de la Bibl. royale.