DEUXIÈME ÉPOQUE.
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SECTION PREMIERE.
DEPUIS LE IX* SIÈCLE JUSQU’AU XIII e SIÈCLE.
Le ix e siècle marque à peine dans l’histoire de la science. C’estque les hommes étaient sérieusement occupés ailleurs. En Espagne ,les Arabes cherchaient à consolider leurs conquêtes. En Italie , enFrance et en Allemagne , des princes faibles et incapables se dispu-taient les lambeaux de l’empire de Charlemagne. Les empereursd’Orient, occupés à de misérables intrigues de cour ou à de vainesdisputes dogmatiques, avaient à peine le temps de songer à repous-ser, des frontières de l’empire, les Bulgares, les Croates , lesEscla-vons et les Sarrasins.
Les siècles qui suivent offrent plus d’intérêt pour l’histoire de lascience. Les Arabes se présentent ici en première ligne.
Quand les souverains cultivent eux-mèmes les sciences et les let-tres, les peuples doivent se sentir puissamment encouragés. Lescalifes Al-Mansour , Ilarouii-Al-Kaschid et Al-Mamoun étaient desphilosophes, des astronomes et des mathématiciens. Ce dernier at-tira à sa cour une foule de savants étrangers, et lit, à grands frais,traduire en arabe les classiques grecs. Partout où elle s’étendit, ladomination arabe lit sentir les bienfaits de la civilisation. Bagdad,Bassora, kufa, Cordoue , eurent des écoles et des bibliothèques pu-bliques, où aflluaient tous les hommes avides de s’instruire (l).L’université de Cordoue fut longtemps la plus célèbre de l’Eu-rope. La bibliothèque de la capitale des émirs d'Espagne était laplus grande du monde ; elle était composée de deux cent cinquantemille volumes. La plus grande partie en fut brûlée, après la con-quête de Grenade, par le fanatisme île Ximenès. Au xu e siècle, ou
(1) Mich., Casiri bibliotli., arabico-hispanica-eseurialeusis, 1760-1770,2 vol. in-fol. — B. d’Herbelot, Bibliothèque orientale ; Paris , 1697, in-fol.
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