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HISTOIRE DE EA CHIMIE.
suite comment il faut calciner des coquilles d’œuf (qui devaient àleur tour représenter les quatre éléments) dans un creuset bienfermé pendant huit jours. Enfin, il termine en disant qu’avec unseul grain d'une poudre sèche et d’un rouge éclatant (tô çr,p(ov <5;u--ôppupjov ), projeté sur de l’argent pur en fusion, on peut changerune once de ce métal en or brillant et parfaitement pur (l).
Il aurait été peut-être curieux de faire imprimer cet écrit il y atrois cents ans ; mais aujourd’hui, qu’il y a peu d’alchimistes, nouspouvons le laisser enseveli dans la poussière des bibliothèques, sansoffenser les mânes du patriarche de Constantinople.
§ 23 .
THÉOTONICUS.
Je n’ai pu recueillir aucun renseignement précis sur cet auteur,qui n’avait été jusqu’ici, autant que je sache, signalé nulle part, etqui se trouve dans un manuscrit latin de la Bibliothèque royale,coté 7loti (fol. us recto), commençant par ces mots : lncipitpractiea alkimiœ Jacobi Theotonici.
Il n’y a que des conjectures à faire sur le temps et le lieu oii vi-vait Théolonic. Le manuscrit qui renferme la Pratique de l'alchi-mie étant du xiv” siècle, il est assez rationnel de penser quel’auteur vivait vers le xir ou le xm e siècle. A en juger d’après sonnom, on pourrait admettre que Jacob Théotouic était Grec d’ori-gine.
Au reste, son ouvrage ne renferme rien qui soit bien digne deremarque. 11 est cependant écrit avec clarté, sans emphase, et pré-sente beaucoup d’analogie avec les écrits de Geber . Il s’étend beau-
(1) Manuscrit 2329 (xv e siècle), fol. 159 verso : Aaëùv xôv ).i'6ov xov où ).i8ov,6v Xs’yo'jo’I mOcjüv t<3v çtXoaoçcov, £v u> eltri Ta o’ oroi/sta, yr lt üoeop, àr;p, irjp. Tou-TÎart Hr,pôv, uypèv, fj/uypôv, Ggpiiôv, Àaëùv ovv tô gv twv TEOoaptov crroiyatov, tjtoiTrjv yr/j, tô Çr.pôv, tô tj/v/pôv, OTisp è'TTt 6 çXotô; twv tocôv, xat r/.ûvx; xat xaOxpa;xai a; xai Tpt'j/a; xa/.w;, ejiêaÀg ei; yutpav xat çpaÇaç to Trôjxa rr ( ; y/jTpa;(jLîtà rrr'/.O'j TTôptjxayov, Oit; gtç xàjjiivov OîAOî'j/Ciù xat xav^ov r ( fjipa; ôxtüj.
— fol. 161 verso : KtG’ outoj; éupr.'TS'.; tô £r,ptov t£T£).ski)|X£vov tt, ypotà o^JTvôp-çupgav xat tpt’|»a; auto, p'j).ct^ov xa/w;* ôtî û£ Üeoù cOôoxgùvto; 6£).t ( <t£v; Tr,v avryvTretpav £t; çù>; aya^giv, Xaêtov apyupov xaGapàv ooov oùvxtav puav xat tovtov yaj-vrjoaç Iv TT’jp'., £7^êaÀ£ àxô tou pr,0£'/To; Çr,ptou £t; avTÔv, ôtrov <rraOp.ôv xoxxtouévô;, xat àupr|<jçt; tôv àpyupov jfpusov Y£y£vr,jj.£vov, ypuoôv Xiya), Xaptxovta xatçorn^ovra.