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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
5 41.
Aurélio Augurelli, poète lauréat de Rimini , clôt le xv e siècle etcommence le xvr. Nous avons de lui un poemelatin sur la chryso-péie, ou l’art défaire l'or (i).
L’auteur dédia son poème à Léon X , protecteur des arts et dessciences, eu se promettant, en retour, une bonne récompense. Lesaint-père lui envoya un grand sac vide, avec la réponse : « Celuiqui sait faire lui-méme l’or ne doit avoir besoin que d une boursepour l’y mettre (2).
Augurelli enseigna les belles-lettres à Venise et à Ti'évise ; ce quine l'empêcha pas de souffler le feu du fourneau chimique. 11 mou-ru t'da ns cette dernière ville, à l'Age de quatre-vingt-trois ans, dansune extrême pauvreté.
Le mérite du poème sur la chrysopéie est tout littéraire. On yremarque des vers parfois très-élégants, et toujours corrects, yuantau mérite scientilique, il est à peu près nul. Augurelli appartientdonc plutôt, à mou avis, à l’histoire des lettres qu’à l’histoire dessciences.
§ 42.
TR 11 H KIM.
L’auteur de la Chronique de Hirsehau naquit en 1 l(î2, et sé-journa longtemps à la cour de l'empereur Maximilien, qu'il fut,par la suite, obligé de quitter. A l’exemple de la plupart des alchi-mistes, il se plaisait beaucoup à se faire passer pour un magiciencapable d’évoquer les morts et les démons. On raconte, entre autres,que Maximilien d’Autriche, ne se consolant pas de la mort de sapremière épouse Marie de Bourgogne , Tritheim offrit de lui faireapparaître la défunte ; qu’en effet Maximilien et l’un de ses courti-sans s’étant enfermés avec le nécromancien dans une chambre
(1) Joannis Aurelii Augurelli P. Arimiensis, Chrysopa-ia et vellus aureuni, seuChrysopu'ia major et miuor, adleonom X, pontifirem maximum. Mauget. Bilil.cliim., t. u. — Tlieat. cliem., t. n. — Clirysopmiæ libri m. Basil. ; 1518, 4.
(2) Si scit aurum ipseuiet conficere, non indiget nisi receptaculo.