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Tome deuxieme.
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TROISIEME EPOQUE. 33

per dans l’cait un drap blanc d’un poids connu, et de le faire en-suite sécher au soleil. Lorsqu'il est parfaitement sec, on le pèse denouveau ; s’il augmente de poids et qu’il présente des taches, on enconclut que l’eau est chargée de substances fixes, minérales. Danscette opération, il faut, ainsi que le remarque judicieusement l’au-teur, éviter soigneusement l’accès de tout courant d’air qui pourraitemporter quelques parcelles de ces substances (t).

Nous n’analyserons pas les ouvrages purement alchimiques ou depolémique de Libavius , car ils n’offriraient ici qu'un bien faibleintérêt.

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Adversaires de l’école de Paracelse .

Il était plus aisé d’attaquer que de prendre la défense des idéesde Paracelse ; et bien, que les adversaires de la médecine spagyriqueeussent plus beau jeu, ils étaient néanmoins en minorité. Quelques-uns, comme Oporiu et Yetter, s’attaquèrent surtout à la vie privéede Paracelse , en la dépeignant comme celle d’un homme crapu-leux et ivrogne.

Thomas Éraste (lâcher), Suisse de nation et professeur de méde-cine à Bêle, était un des ennemis les plus acharnés de son célèbrecompatriote. Malheureusement les raisons dont il se sert pour com-battre Paracelse , au lieu d’être déduites de l’expérieuce, sont d’or-diuaire empruntées aux arguments de la philosophie scolastique.Il relève quelquefois avec trop d'aigreur les nombreuses contra-dictions qui se rencontrent dans les écrits de Paracelse et de sesdisciples. Il démontre la nullité de la pierre philosophale (2), etcombat victorieusement la théorie d’après laquelle les corps vivantsont pour éléments le mercure, le soufre et le sel. Il reproche à Pa-racelse une mauvaise foi insigne, et soutient que tous les malades

(1) Aliud est experimentmn per pannnm. Certi ponderis pannuin mundum inaquaminjicimus,donec probe sit madefactus. Hune suspendimus ut perse exsic-ectur. In sicco contemplamur, nom quid maculatum traxerit; explorâmes iteman non ponderosior evaserit, etc. — De. judicio aquarnm minerai. Pars n,cap. iv.

(2) Explicatio qna’stionis famosæ illius, utruin ex metallis iguobilibus aurimivortim et naturale arte conflari possit; BasiJ., 1572, 4.

T. II.

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