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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE. 43

monts de loisir étaient consacrés à ses occupations favorites, à l’artmétallurgique et à la lecture des classiques anciens, et particuliè-rement de Pline, de Dioscoride, de Galien, de Strabon .

G. Agricole n'a point été alchimiste, ainsi que nous le verronsplus bas. Il mérita, par son savoir et sa modestie, l’estime des hom-mes les plus distingués de son siècle. Il entretenait des relationsd’amitié avec Érasme , Georges Fabricius, Wolfgang Meurer, Va-lérius Gordus, Jean Dryander et G. Cammerstadt.

Ce dernier, encourageant de tout son pouvoir le progrès dessciences, sollicita pour Agricola, dont la fortune était très-modique,une pension annuelle. Maurice de Saxe s’empressa de la lui ac-corder.

Agricole inclina d'abord vers les doctrines de Luther, dout il étaitcontemporain. Mais voyant tous les excès qu'entraînait la réforme,il témoigna, par la suite, de l’indifférence, sinon de l’aversion, pourla cause du protestantisme, et mourut, en 1555, dans la communionde l’Église catholique.

Ouvrages de G. Agricola.

Ce qui frappe dans la lecture de ces ouvrages, indépendammentde leur importance scientifique, c’est la pureté et l’élégance dustyle. Digne émule d’Érasme , l’auteur évite avec soin l’emploi destermes latins barbares, dont les alchimistes sont si prodigues. 1 ).

Les ouvrages d'Agricola, et en particulier le traité De re mefal-liea, ont eu un assez grand nombre d'éditions (Basil., 1540 ,in-fol. ; 1550, 1558, 1501, 1571). Ils furent traduits du latin enallemand (Bàle, 1621, in-fol.), sous le titre de Bergwerks-buch , etc.

L’édition la plus complète des œuvres authentiques d’Agricola parut à Bàle eu 1057, in-fol.

L’ouvrage le plus important de G. Agricola traite de la métal-lurgie (2). Il a été longtemps cité comme une autorité considérable

(1) Agricola est, sous ce rapport, au moins aussi scrupuleux qu’Érasme . Ainsi,par exemple, à la place du mot episcoptts, qui ne se trouve pas dans le vocabulairedes classiques du siècle d’Auguste , il emploie celui de pontifex ; mais comme cedernier nom pourrait s’appliquer à plus d’un ordre hiérarchique, il ajoute : velut ipse grtvce se vocat z-\T*. r -.u\

(2) Georaii Agricola’ Kempnicii medici ac philosophi clarissimi De re me-tallica libri XII; quihus oflieia, instrumenta, machina', ac ornnia denique ad