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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
en cette matière. En effet, il l’a mérité à tous égards, comme ledémontrera l’analyse que nous allons en faire.
L’ouvrage De re mefallica parut, pour la première fois, impriméen latiu, à Baie, en 1546.
Il est divisé en XII livres.
L’auteur commence par énumérer, dans le premier livre, les di-verses sciences que doit posséder le métallurgiste, indépendam-ment des connaissances physiques et chimiques. Il faut qu’il soitinstruit dans la philosophie, afin d’apprécier l’origine et la naturede tous les produits souterrains; dans la médecine, afin de pour-voir à la santé des ouvriers, de prévenir les dangers d'asphyxie, etde traiter ceux qui sont atteints d’une maladie due à quelque actionmétallique : il faut qu’il soit versé dans l’astronomie, pour savoir iquelle est l’influence que pourraient avoir les astres sur l’étendue jdes filous ; enfin, dans la mécanique, dans l'arithmétique, et dans la ;jurisprudence concernant les mines. j
En répondant ensuite à la question s’il y a plus de profit à cul-tiver la terre qu’à exploiter les mines, il n’hésite pas à dire que si :
le sol est fertile, et que les métallurgistes soient des ignorants, il j
vaut mieux donner la préférence à l’agriculture.
Enfin, il passe en revue, avec une rare sagacité et un bon sensadmirable, tous les inconvénients et les avantages que peut offrirla pratique de la métallurgie.
Le second livre contient des instructions pratiques adressées auxentrepreneurs. 11 faut, remarque l’auteur, beaucoup de patience etsouvent de grandes dépenses, avant de rencontrer une veine assezriche pour dédommager de toutes les peines, en rapportant d’am-ples bénéfices. C’est pourquoi, ajoute-t-il, il n’y a guère que lesgouvernements ou les sociétés d'industriels réunissant en communde grands capitaux, qui puissent se livrer avantageusement à cettesôrté de spéculation.
Il fait observer qu’avant d’ordonner des fouilles, il est néces-saire d’examiner auparavant la nature du terrain, les propriétés del’eau, de l’air, les contrées du voisinage, etc. Il faut qu'il y ait degrandes forêts aux environs, afin de pouvoir aisément subvenir à
metallicam spectantia, non modo luculeutissime describuntnr, sed et per eftigies,suis locis insertas, adjunctis latinis geruianicisque appellationiljiis, ita ob oculosponuutur, etc.; Basileæ, 1 j57, in-fol. — C’est cette édition que j’ai sous les veux.