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TI101S1ÈME ÉPOQUE.
fourneaux. Ce sont des fourneaux carrés, dans lesquels on brûle le mi-nerai mélangé avec de la poussière de charbon et de la terre glaise(argile). Si la mine est riche, on perce, déjà au bout de quatre heu-res, la partie inférieure du fourneau avec de grands ringards defer; le métal fondu (plomb, étain, etc. ) sort par cette trouée, etcoule de là dans une rigole de sable, où il se solidifie par le refroi-dissement. Les impuretés (scories, laitiers, etc.) dont il est recou-vert, sont enlevées avec des instruments de fer. Si la mine est pau-vre on ne pratique la percée qu'après une combustion qui auraduré au moins huit heures.
Dans le dixième livre, il est question de l’affinage des métaux,particulièrement de celui de l’or et de l’argent.
Lcmovcn lopins simple pour séparer l'argent de l'or, moyendont la connaissance commençait à devenir assez, générale dès lecommencement du xvi e siècle, consistait dans l'emploi de l'acidenitrique, appelé par Agricola tiqua valons (eau-forte). 11 étaitpréparé en soumettant à la distillation un mélange denitre, desulfate de fer ( atramentum sulorium) et d’argile, dont les propor-tions variaient.
En chauffant de l’eau-forte en contact avec un alliage com-posé d’or et d’argent, on dissout le dernier, tandis que 1 or resteintact. Celui-ci se ramasse au fond de la liqueur sous forme depoudre.
Quelquefois on employait, selon Agricola, le vitriol vert (sulfatede fer), ou plutôt l'huile de vitriol (acide sulfurique), dans le mêmebut.
Ce dernier moyen est, comme l’a démontré l’expérience des mo-dernes , préférable au premier, qui est incomplet en ce qu'il n’en-lève pas à un alliage d'argent toutes les traces d’or.
On se servait également d’autres moyens (soufre, antimoine, etc.)pour obtenir le départ de l’or et de l'argent.
Dans le onzième livre, l’auteur expose le procédé le plus conve-nable pour séparer l'argent d'autres métaux, tels que le cuivre, leplomb, etc. Ce procédé était la coupellation, dont nous avons eubien souvent occasion de parler.
Le douzième el dernier livre est étranger à l’art métallique pro-prement dit. Il est consacré à la description de divers sels, obtenuspar l’évaporation des eaux de la mer, des fontaines, etc. L’auteurles appelle des sues conerètés ( sucei concreti ).
Les vitriols sulfates' de fer et de cuivre sont préparés, comme