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Tome deuxieme.
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HISTOIRE I)E LA CHIMIE.

tîon de leur richesse métallique. Dans ce but, l’essayeur (ait d’a-bord fondre le minerai en le chauffant avec du charbon dans unfourneau de briques. Après cela, il le chauffe dans un creuset decendres avec du plomb ^ coupellation ). Il faut que le plomb dont ilse sert soit exempt d’argent, comme l'est celui de Villach .

Ici Agrieola entre dans tous les détails de la coupellation. Il pa-rait ignorer la description qu’en avait déjà faite Geber (t).

Il indique l'emploi de l’eau-forte pour séparer l’argent del’or.

Dans le huitième livre il parle des divers traitements qu’on faitsubir aux minerais retirés des entrailles du sol. « On les broie d’a-bord, dit-il, avec des marteaux; on les grille ensuite, alin d’enexpulser le soufre qui s'y trouve si souvent sutfur aæpius invenis metallicis inesf). » — En effet, la plupart des mines deplomb, de cuivre, de fer, etc., sont des sulfures de ces métaux.

Voici comment fauteur décrit le procédé de grillage *. «Ou cons-truit une espèce de fossé carré, où l’on met des bûches les unes surles autres en forme croisée, jusqu’à la hauteur d’une à deux cou-dées. On place sur ce bois les morceaux de minerai broyés, en com-mençant par les plus gros. Ou recouvre le tout de poussière de |charbon et de sable mouillés, de manière à donner au bûcher l as- |pect d'une meule de charbonnier. Entin on y met le feu. Ce gril-lage s’effectue en plein air. Cependant, lorsque la mine est très-riche !en soufre, on la chauffe sur une large lame de fer percée d'unemultitude de trous, par lesquels le soufre s’écoule dans des potspleins d’eau placés au-dessous.

Lorsque le minerai contient de l’or et de l’argent, continue l’au-teur, on le pile, et on le fait moudre dans des moulins; ensuite onle lave à grandes eaux sur un plan incliné ; entin ou le mêle avecdu mercure. Il se produit un amalgame qui, étant fortementcomprimé dans une peau ou un linge, laisse passer le mercuresous forme d’une pluie line, et l’or reste. Mais il est toujours alliéavec un peu d’argent.

Ce procédé était déjà connu dans l’antiquité, ainsi que nousl’avons fait voir (2).

Le neuvième livre traite de la combustion des minerais dans les

(1) ,Vo\ez Histoire de la Chimie*, t. i, p. 818.

(2) Ibid t. I, p. 13.i.