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Tome deuxieme.
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THOIStÈMG ÉPOQUE.

« C’est'aussi un secret, continue-t-il, de savoir tremper unelime, afin qu'elle soit très-dure; et eela se fait avec des cornes decerf ou des ongles de boeuf, avec du verre pilé, du sel, le touttrempé dans du vinaigre; on en frotte la lime, on la fait chauf-fer, et puis on la plonge dans l’eau froide (l). »

Vargas comprend que la fabrication des limes est une brancheimportante d'industrie, qui devait un jour se perfectionner de plusen plus (2).

« Si le ter, continue le même auteur, est aigre et cassant, il fautle fondre avec de la chaux vive. — On le rend également doux enl’éteignant dans du suc d’écorces de fèves ou de mauve. »

11 prétend qu’on peut rendre le fer aussi mou et aussi malléableque le plomb, par le procédé suivant : « On le frotte avec de l'huiled’amandes amères, et on l'enveloppe d'un mélangé de cire, de ben-join et de soude, et on recouvre le tout d’un lut fait avec de lafiente de cheval et du verre en poudre ; on le laisse ainsi sur lesbraises allumées pendant toute une nuit, jusqu’à ce que le feu s’é-teigne de lui-même et que le fer se refroidisse (3). »

Ce procédé rappelle le beau temps de l’alchimie.

Gravure sur métaux. La méthode indiquée par Vargas est encoreemployée aujourd'hui. Elle consiste à recouvrir le métal (argent,enivre, fer, etc.) d’une couche de cire, de graisse ou mine de cina-bre, et d’y écrire avec de l’eau-forte. Le métal est attaqué dans tousles points où il a subi le contact de l’acide.

Parmi les différents moyens de dorure décrits par Vargas, nousferons connaître les deux suivants :

» Prenez de la gomme arabique, de la couperose ( sulfate de feu),du sucre blanc, du safran, parties égales ; écrivez avec ce mélange,et appliquez une feuille d’or sur les caractères ainsi tracés. L'ors’attachera fortement, et, lorsqu’il est.’sec, vous le brunirez.

« Pour dorer le bois et le parchemin à peu de frais, broyez ducristal et de la gomme arabique, réduisez ce mélange, avec un peud’eau, à un état demi-liquide homogène. Vous en mouillerez unpinceau, et vous en oindrez le bois ou le parchemin. Cela fait, vous

(1) Perez de Vargas, vu, 4.

(2) L’Angleterre passait autrefois pour produire les meilleures limes ; mais au»jourd’liui on en fabrique d’aussi bonnes en France , et en particulier à Rive deLier, grâce aux efforts constants et éclairés de M. Meunier.

(3) Ferez de Vargas, etc., vin, 4.