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coup d’autres médecins et alchimistes de son temps, se sont acquisune réputation illégitime par des moyens dont la tradition n’est pasencore perdue aujourd'hui. C'est à ce sujet qu'il raconte l'histoiresuivante, d'un intérêt fort piquant :
« J ay coniieu, en Mie petite ville de Poitou, vn médecin aussipeu sçavaut qu’il y en eut en tout le pays, et toutes lois par vueseule finesse il se l'aisoit quasi adorer. Il auoit Mie estude secrettebien près delà porte de sa maison, et par vu petit trou \ os oit venirceux qui luy apportoyent des vriiies; et estant entrez en la cour,sa femme bien instruite se \ enoit asseoir sur vu bois près de P estudeoù il v auoit vue l'enestre fermée de châssis, et interrogecit le por-teur d'vrinesd’où il estoit, et que son mari estoit en la ville, maisqu’il \iendroit bien tost ; et les faisant asseoir auprès d’elle, les in-terrogeoit du jour que la maladie priut au malade, et en quellepartie du corps estoit son mal, et conséquemment de tous les effetset signes de la maladie. Et pendant que le messager respondoit auxinterrogations, monsieur le médecin escoutoit tout, et puis sorloilpar \ne porte de derrière et rentroit par la porte de devant, paroù le messager le voyoit venir. Lors ia dame lui disoit : Voilà monmari; parlez à lui. Ledit porteur 11'auoit passitost présenté 1 vrine,que monsieur le médecin 11e la regardast auec fort belle conte-nance; et après il l'aisoit vu discours de la maladie, suy\autce qu'ilauoit entendu du messager par son estude. Et quand ledit mes-sager estoit retourné au logis du malade, il contoit comme par migrand miracle le grand sçavoir de ce médecin, qui auoit conneutoute la maladie soudain qu’il auoit veu l’vrine ; et par ce moyenle bruit de ce médecin auginentoit de jour a autre. »
Cette petite digression nous fait voir qu’au xvi e siècle on en savaitautant qu aujourd'hui en fait de charlatanisme. Cela prouve quele marnais côté de l’homme se développe bien plus vite que le boncôté. Le vice est plus ancien que la vertu.
Nous venons de jeter un coup d’œil sur les ouvrages de 15 . Pa-lissy, ayant un rapport plus direct avec 1 histoire de la science quinous occupe.
Nous 11e ferons qu'une mention rapide des traités suivants, quioffrent un intérêt moins saillant.