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Tome deuxieme.
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IM HISTOIRE 1>E LA CHIMIE.

« Laissc-les faire, dit l’alissy ; cela les garantit d’vu plus grandvice; et jmis ils ont du menu pour approuver ces choses. Quantaux médecins, en cherchant 1 alchimie, ils apprendront a con-noistrcla nature, et cela leur servira en leur art, et en ce faisant,ils reconnoistront 1 impossibilité de la chose. »

Il raille les alchimistes avec beaucoup d’esprit, et plaisante surleurs folles entreprises :

" llis doncques au plus brave d’iceux qu’il pile vne noix, j’en-tends la coquille et le noyau; et l’ayant pulvérisée, qu’il la mettedans son vaisseau alchimistal. Et s’il fait rassembler les matièresd \ ne noix ou d’vne chastaigne pilée, les remettant au mesme estâtquelles estoyent auparavant, je diray lors qu'ils pourront faiiel'or et l’argent. Voire mais je m’abuse, car ores qu'ils poussentrassembler et régénérer vne noix ou vne chastaigne, encores neseroit-ce pas là multiplier nv augmenter de cent parties, commeils disent que s’ils avoxent trouvé la [lierre des philosophes, chas-nm poids d’icelle augmenteroit de cent. Or je sçay qu’ils-ferontaussi bien Tvn que 1 autre. »

Traité de l'or potable (l).

On faisait alors un étrange abus de la prétendue panacée de l’orpotable. L’auteur, que quelques critiques pensent ne pas êtreH. l’alissy, cherche à démontrer que c’est un médicament dan-gereux plutôt qu'utile.

Mais l'or potable, selon lui, n’était souvent autre chose que del’or divisé; et, dans ce cas, il devait être à peu près sans inconvé-nient.

« Il y a vu nombre inlini de médecins qui ont fait bouillir despièces d’or dedans des ventres de chapons, et puis laisoyent boire lebouillon aux malades. — Autres laisoyent limer les dites pièces d'or,et laisoyent manger la limure aux malades parmi quelque viande.Autres prenoyent de l’or en feuille de quoy usent les peintres.Mais tout cela servoit autant d’vne sorte que d'x ne autre. »

Paracelse est, a\ee raison, sévèrement jugé par l’auteur. Son orétait tout autre chose que de l’or dissous ou réduit en pou-dre; et 1 auteur n'hésite pas à croire que Paracelse , ainsi quebeau-

(1) Œuvres de Palissy, p. 363.