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A peu près vers le même temps, l’Italie était illustrée pur troisgrands génies: Léonard de Vinci, Cardan , et J.-B. Porta, tous troisd’un mérite différent.
LÉONARD DE VINCI (né en 1452, mort en 1519|.
Grand dans les arts, grand dans les lettres, grand dans lessciences, c’est le génie le plus fécond, le plus vaste qui ait peut-êtrejamais existé. On peut lui appliquer ce qu'un historien ancien ditd’Alcibiade : In eo natura quid efficere possil videlur expertu.
« Un siècle avant Galilée et Bacon , dit AL Libri dans le beau ta-bleau qu’il trace de l’illustre peintre toscan, Léonard a porté le(lambeau de la critique dans toutes les parties de la science, et il adonné les préceptes les plus \rais, les plus justes, les plus philoso-phiques, pour parvenir à reconnaître les causes des phénomènesnaturels. Brisant le joug de l’autorité, combattant les qualités oc-cultes, il proclama l’expérience comme le seul guide sur, et il nes’en écarta jamais (l\ »
Léonard de Vinci n'avait publié aucun ouvrage pendant sa vie.Les nombreux manuscrits qu’il laissa après sa mort tombèrent endifférentes mains, furent dispersés, et pour la plupart égarés.
Dans la Notice (le quelques articles appartenant à l'histoire na-turelle et à la chimie, tirés de l’lissai sur les ouvrages de Léonardde Vinci , par Venturi, on remarque le passage suivant, d’unintérêt plus particulier pour l'histoire de la chimie :
« Le feu détruit sans cesse l’air qui le nourrit; il se ferait duvide, si d’autre air n’accourait pas le remplir.
* Lorsque l’air n’est pas dans un état propre à recevoir laflamme, il n’y peut vitre ni ilamme, ni aucun animal terrestre ouaérien.
« Il se fait de la fumée au centre de la flamme d’une bougie,parce que l’air qui entre dans la composition de la flamme ne peutpas y pénétrer jusqu’au milieu. Il s’arrête à la surface de la flamme.
(1) M. Libri, Histoire des sciences mathématiques en Italie, t. in, j>. 0 j.