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IUST01KK 1)E LA CHIMIE.
Rubem et h h un rat h ont écrit des traités spéciaux sur la distilla-tion.
Jérôme Rubens, de Ravenne , s’étend beaucoup sur l’histoireet l’importance de l’art distillatoire (i M 11 rapporte que le célèbreLomé de Médicis, les ducs de Ferrare et plusieurs princes d’Au-triche s'étaient occupés de la distillation des herbes, del eau-de-vic, des essences, etc. 11 est question dans son traité, qui n’estqu’une compilation, de la distillation delà chaux avec de l’huile (2 \
Conrad Khunrath, de I.eipsick, a consacré un ouvrage fortétendu sur la distillation du vin, des eaux de mer, des urines, dumiel, de la cire, du sucre, des substances aromatiques, des ré-sines, et d’une foule d’autres matières végétales ou minérales (3).On y chercherait en vain des observations neuves et saillantes.
On employait, selon les circonstances, le feu nu, ou des bainsd’eau, de sable et d'huile. Le bec de l'alambic et le récipientétaient soigneusement mis en contact avec de l'eau froide, afin decondenser la vapeur qui s’élève de la cornue, à laquelle on appliqueune température graduée. On s’appliquait surtout à faire parcouriraux vapeurs le chemin le plus long, avant d’arriver à se condenserdans le récipient. Pour cela, on construisait des tubes en zigzaget ou donnait aux appareils les formes les plus bizarres. La figuresuivante représente un de ces appareils (4 * 1 2 3 4 :
un passage d’Alexandre d’Aplirodise, dont j’ai parlé tome 1, p. 19j. Il est Imude l'aire remarquer, en passant, que VI. ldeler est dans l’erreur, quand il dit que lepassage de la distillation de l’eau de mer manque dans la traduelion ipi’Alexan-dre Piccolomini adonnée en 1548 du commentaire d’Alexandre d’Aphrodise . Cepassage s’j trouve; mais la traduction latine n’est pas très-rigoureuse, compara-tivement au texte grec, ainsi que j’ai eu l’occasion de le rentier ( t. I, p. ?iu).
(1) De distillatione liber; in quo stillatitiorum liqnorum qui ad medicinain fa-ciunt, metliodus ac vires explicantur; Basil., 1586, in-12.
(2) Ibid., p. 189. Cape axpias partes calcis vivæ; bæc oleo miscenturet vi ignisstillatitius emanat liquor, quo lampadem ardere perpetuo, si credere fa s est,asseruut.
(3) Medulla distillatoria et medica (en allemand) ; Hambourg , 1G03, in-4.
(4) C’est un fac-similé d’une figure qui se trouve dans Libav., Oper., vol. I;Arcan. chym., p. 406.