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Tome deuxieme.
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TROISIEME ErOQl'E.

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§ 18 .

Luc des branches les plus considéiables'de' la chimie technique',c’est Fart <tu'.distillateur. Cette branche^était très-cultivée auxvi e siècle (l).

(1) M. Alex. de Humboldt a donné, dans un important ouvrage intitulé Examencritique (le l'histoire de la géographie du nouveau continent, etc., des do-cuments très-precieux pour l'histoire des sciences. Noos regrettons de ne pouvoirreproduire ici qu’une partie seulement des détails concernant le koumys des Asia-tiques , et la distillation , consignés dans la note C du tomeu, p. 300-312. « — Onparait, dit l'illustre savant, confondre en Asie les boissons alcoolisées obtenues parl'alambic, ou par une simple fermentation vineuse interrompue. C’est ainsique lemot koumys, qui ne devrait être appliqué qu'au lait de jument fermente, non distil-lé, est quelquefois aussi appliqué ail lait soumis à la distillai ion. Aboul (Iliazi, décri-vant le grand festin donné en I2àl par Manggou, nomme tout exprès le koumys,clair connue l’eau-de-vie decéréales et distillé deux fois — J’ai eu occasion, con-tinue \I. de Humboldt, à mon retour de la mer Caspienne , au mois d’octobre 1829,d’assister à bidistillation du lait de jument dans la steppe des Kalmouks, entrele AVolga et l lavk. Parmi regroupe de peuples nomades, la boisson enivrantequi a éprouvé la simple fermentation vineuse, api iis avoir été fortement battue,porte exclusivement les noms de kumiz ou koumys, et de tehighan. Le koumysou trliigban, une fois passé à l’alambic, s’appelle ai aka ; l’araka, distille de nou-veau, donne une liqueur spiritueuse encore pins forte, désignée sous le nomtVarza. Quelques expériences chimiques de M. Yogel ont prouv e, en continuantl’ancien travail d’Oseretskosvky, que même le lait de vache est susceptible de lafermentation vineuse. Il reste un trav ail important à faire sur cet objet, dont leschimistes d’Europe se sont encore peu occupés, niant meme longtemps la possi-bilité de la fermentation spiritueuse dans un liquide qui ne parait pas renfermerde principe sucré. M. Persoz, par des expériences ingénieuses, chimiques et opti-ques a la fois, a fait voir récemment comment l’action des acides sulfurique,citrique et acétique, donnent au sucre de lait la propriété de fermenter, et defournir de l’alcool en abondance. On a lieu d’être surpris de la sagacité de ces peu-ples nomades, qui, dans l’absence de plantes céréales et bulbeuses, riches enamidon, ou de fruits a jus sucré, au milieu de I aridité des steppes de 1 Asie , onttrouvé, par la distillation de liquides animaux sécrétés par les mamelles des ju-ments, de quoi satisfaire leur passion pour les liqueurs eniv rantes. Chez lesKalmouks, le lait fraise s’appelle ussoun (en mongol su); le lait de vache aigri,nirak ; la première eau-de-vie obtenue par la distillation du lait, arki ; la se-conde, dany ; la troisième, arza (en mongol, ardjan) ; la quatrième, khnrlsà ;la cinquième, chingtsd; la sixième, dingtsà. Tel est le go lit des liqueurs lortes,qu’on soumet le lait jusqu’à six distillations successives. I.e met aviki (corrompupar les Mandchou* en arki) a sans doute une même origine avec arak, eau-de-vie des Asiatiques méridionaux. » M. de Humboldt entre ensuite dans une dis-cussion pleine d’intérêt sur l’antiquité de la distillation, en signalant le premier