TROISIÈME EPOQUE.
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Le feu, ainsi que la lumière, serait une émanation du soleil.« Hien ne se produit, en la terre et en l’eau, qui n’y soit semé duciel. Le rapport permanent entre ces deux grands corps pourraitêtre figuré par une pyramide dont le sommet appuyé sur le soleil,et ta base sur la terre. *
La lumière des corps célestes serait elle-même produite par desesprits ou des émanations subtiles servant de nourriture au feu duciel. A ce propos, l'auteur raconte « comment il est parvenu àfaire vne manière de soleil estincellant à l’obscurité (c’estoit vnelumière de lampe ' , si estincellant que toute vne grande salle enpouuoit estre plnstost esblouie qu’esclairée ; car cela faisoit plusd’elTcct que deux ou trois douzaines de gros (lambeaux. C’estoitvne lampe de verre plongée dans vne boulle de erystallin grossecomme la teste, pleine de vinaigre distillé trois ou quatre fois;car il n’y a rien de plus transparent ny resplendissant. L’eau demer l’est bien aussi, et plus que n’est l’eau douce, quelque partqu elle puisse estre; c’est le sel détrempé parmy qui luv donne«•ette clarté lumineuse. »
D’après une expérience que Iî. de Vigenrre rapporte en termesassez ambigus, on serait porté à croire qu'il avait connaissance deY oxygène. Il assure qu'en introduisant dans un vaisseau bienfermé, et dans lequel on a préparé certaines substances, une bougieallumée, «vous verrez infinis petits jeux voltiger comme desesclairs , qui ne sont accompagnez de tonnerres et foudres, nyd’orage, n’a/jant gu une inflammation d’air, par le moyen dusalpestre et du soufre qui se sont eslevez de la terre. »
Sans se prononcer sur la question concernant la composition desmétaux, il croit que tous les métaux ne sont que des sels fu-sibles.
Tout en raillant les opérations de la plupart des alchimistes, ilne nie pas cependant la possibilité d'arriver à découvrir la pierrephilosophale, « ceste terre vierge que tant d’ignorans avaricieuxont enquise et point obtenue, parce qu’ils n’y alloient quà closyeux, offusquez d’vue sordide convoitise de gaing illicite, pour serendre tout à coup plus riches qu’vu aultre Midas, dont il ne leurest enfin demeuré que ses oreilles d’asne. >>
Après av oir remarqué que les cendres de plomb fixées dans lasubstance de la coupelle contiennent encore de l’argent, il in-dique un moyen de découvrir la pierre philosophale, que je livre àla vérification des alchimistes actuels.