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bault (1), Oroace Finie (2), Rousselet 3 , Sidrach (4), Alex dela Tourrelte (5), Fr. de Yerville (<i), L. de Launay [J), dontnous nous contentons de citer seulement les noms.
Cependant il y en a un qui se distingue de la tourbe commune desalchimistes, c’est Nicolas Guibert. Après avoir été un des pluszélés adeptes, il devint plus tard un des adversaires les plus achar-nés des imposteurs du grand oeuvre. Au moins on ne peut pas luireprocher d’avoir parlé sans connaissance de cause.
Nie. Guibert, né à St.-Nicolas-de-l’ort en Lorraine , docteur enmédecine vers 1570. Il travailla, comme alchimiste, dans le labo-ratoire du célèbre cardinal Granvelle, v ice-roi des Deux-Siciles .11 traduisit en latin, pour le cardinal d'Augsbourg , les livres alle-mands de Paracelse. Il était lié à Naples avec Jean-lïaptiste Portaet Dom. Pi/.z.imento. Lu 1579, sous le pontificat de Grégoire XIII ,il devint inspecteur général des pharmacies de i’Ltat Lcelésiastique.Lnlin, après bien des déceptions, il revint dans sa patrie, et alla ha-biter la ville de Toul . C’est là qu’il composa De ulchyuiiae ralioncet expe rient ia , il a démuni virtliler impuynutaet expuynata, unacum suis fallacibus cl deliranientis , quibus hommes imbubhian-tur tembabouiner ), ut nunquam in posterum se eriyere va/eu ni.Aryentorat., in-8°, HH)3. Il démontre dans cet ouvrage que latransmutation des métaux est impossible, et que la lin de l’alchimieest le chemin de l’hôpital (8).
Les alchimistes étaient, au plus haut degré, animés par l’esprit
(1) Secrets de médecine et de la philosophie chimique; Rouen , 1600, in-S.
(2) l.iliri de his qua 1 2 3 4 5 6 7 8 niundo niirahilib-r evenimil, et de mirahili potestate ar-tis et natura', nbi de philosnpliorinn lapide ; Paris , 1542, in-'i.
(3) chrysospagirie, c'est-à-dire de l'usage et vertu de l’or; Lyon , 1582, in-8.
(4) Le grand Philosophe, fontaine de iontes sciences; Paris , 1514, in-4.
(5) Bref discours des admirables vert:.-. de l'or potable; Paris , 1575, in-8. Dé-fense pour l’alchimie; Paris , 1579, in-8.
(6) Appréhensions spirituelles; Paris , 1584 , in-12. Le Palais des curieux,Paris, 1612, in-12. Le Cabinet de Minerve; Rouen , 1601, in-8. Le Voyage desprinces fortunés; Paris , 1610, in-12.
(7) De I antimoine; la Rochelle, 1564, in-4. Réplique à la réponse de Grevincontre son litre; la Rochelle , 1566, in-4.
(8) l n autre ouvrage de lui est intitulé J)c inlentu alehytnia’; Tulli., in-8,1614. Il y traite Libavius , Porta et d’autres, avec lesquels il étail autrefois lié,d’imposteurs.