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Tome deuxieme.
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TUOISIKME ÉPOQUE. 127

d’association. Ils s’attachaient un certain nombre d'amis, et se réu-nissaient pour travailler et rédiger en commun leurs ou\ rages.

Grospaiimv, Valois, Yicot, nous en offrent un exemple remar-quable. Un ignore à peu près l’époque où ils vivaient ; peut-êtrefaut-il les placer à la lin du xv e ou au commencement du xvi e siè-cle (l). Leurs ouxrages n'ont pas été, que je sache, imprimés ; ils setrouvent dans deux manuscrits, l'un appartenant à la Bibliothèqueroyale ( 2 ), l'autre à celle de l'Arsenal i3). f.e dernier (du xvi e siècle)se fait remarquer par la beauté et l elégance de son écriture; c'estun des plus beaux manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal. On \lit, sur le verso de la i re feuille, ces lignes tracées par une mainétrangère •. « Grosparmy était un gentilhomme du pays de C.aux enNormandie ; il axait, dit on, trouvé la pierre philosophale dans sonchâteau, où il y avait une vieille tour qui lut abattue longtempsaprès sa mort, et dans laquelle le comte de l'iers, son héritier, ax ait,dit-on, trouxé la poudre de projection qu’a faite Grosparmy et sonami Valois. L’abbé Yicot était précepteur dos fils deGrosparim, et ilmettait en xers les découvertes alchimiques du seigneur chez qui ildemeurait. »

Le traité de N. Grosparmy, très-intéressant pour l’histoire del’alchimie, est dixisé en deux livres; le premier est intitulé Abreqéde théorique , le second,- le Trésor des trésors.

Dans le même manuscrit (n° I6t>), ce traité est suixi des cinq li-vres de Nicolas Valois, compagnon du seigneur Grosparmy.

Après celui-là, vient 1 e livre duprestre Yicot : « Ce livre-cy estoitdoré et escrit en parchemin et lettres d'or, et relié aux quatre coinsde quatre grands clous d'or; et en iceluy est déclaré ce que ces mes-sieurs ( Grosparmy, Valois, Vient) avoient un peu caché, dont ceprésent est la copie et l'original. Donc, ceci soit gardé sous le si-lence, et qu'il 11 e soit montré à personne s'il n’estparfaict philosopheet homme de bien, en peine d'encourir les tourments et peineseteruelles par l ire de Dieu. »

Ceci rappelle l'histoire du livre d’or du Juif Abraham, dont parleNicolas Flamel (4).

(1) Ces trois alchimistes n'avaient point été encore signalés : Ginelin, I.englel-Dnlresnoy, p. Borel, Nazari, Bergman n’en parlent pas.

(2) .Ms. 1642 <lu tonds de Saint-Germain.

(3) Ms. 166, in-4.

(4) Hist. de la chimie, t. I, p. 428.