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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE, M«

lieu, le ferment, les propriétés. Ils sont aussi variables que lescorps d’oii ils proviennent. « Les cadavres nagent’sur l’eau, à causedes gaz qui se produisent (t). »

Il est donc incontestable que Van-Helmont admettait plusieursespèces de gaz, sans cependant en démontrer scientifiquement lescaractères distinctifs.

(inz sylvestre était une dénomination générale, et qui équivaut àyaz incoercible (sylveslris , sauvage . C’est Van-Helmont lui-mémequi nous explique cette étymologie, en même temps qu'il donne lavéritable définition d’un gaz permanent (2).

Lue question importante se présente ici : Van-Helmont savait-ilrecueillir les gaz et les étudier isolément? Nous devons répondrenégativement. Car il déclare lui-même que le gaz ne peut êtreemprisonné dans aucun vaisseau, et qu'il brise tous les obstaclespour arriver à se mélanger avec l’air ambiant (3 .

Van-llclmont s'étonne avec raison que l'école galéniste ait étéjusqu’ici sans distinguer la différence qu'il y a entre le gaz venteux{gas rentosum), c’est-à-dire l’air agité par une cause quelconque(vent), et les gaz du charbon, de la fermentation, de l’estomac, desintestins, etc. (4). Ces gaz, il les appelait, indépendamment de ladénomination générale de gaz sylvestre, gas pingue, gas siccum,gas j'uliginosum sire endimieum, qui étaient produits par la dis-tillation des huiles grasses, des baies, et d’autres matières organiques(hydrogène bicarboné, hydrogène protocarboné, acide carbonique,oxyde de carbone, etc.).

La flamme elle-même est, selon l’auteur, un gas incandescentou une vapeur allumée (5). Observation parfaitement juste, mais quine pouvait être alors démontrée scientifiquement.

(1) Ortus med. Qui vero in ileo sive intestinis gracilibus formalur, mmquamest inflammabilis, sape inorlorus, acutus. — Different itaque liâtes in nobis maIcria, forma, loco, fermento, proprietatibus. Nec minus flatus suas baient ge-ncricas atque spécifions varietates, etc.

(2) Ibid. Gas sylvestre sive incoercibile, quod in corpus cogi non potest vi-sibile.

(3) Ibid., p. 68. Gas, oasis incoereibib', foras in aerem prorumpit, etc.

(4) De Jlalibus, p. 239. Sescivit sdiola galcnica bactenus differentiam infergas ventosum ( quod mere aer est, id est ventus per siderum blas commo-tus ), etc.

(5) Atque imprimis iudubium est, quia flanima sit fumus accensus, et quodt'umus sit corpus gas.

T. II.

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