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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
l'illustre chancelier Bacon . Scs parents, dévoilés aux intérêts dy-nastiques de la branche des Stuarts , le destinèrent d'abord à l'É-glise. Une constitution très-faible, accompagnée d’inlirmités, leforça de renoncer à cette carrière, et d’interrompre momentané-ment ses études. En 1G38, son père le fit voyager dans le Midi,sous la conduite d’un gouverneur. Il traversa la France , s’arrêtaquelque temps à Genève, visita la Suisse et l'Italie . Les troublesqui avaient éclaté dans son pays lui firent prolonger son voyagejusqu'en 1644. A la mort de son père, il se trouva à la tète d unefortune considérable. Loin du théâtre sanglant de la politique, il seretira dans la terre de Stulbridge , pour se vouer tout entier à l'é-tude des sciences physiques. Ce fut pendant les dissensions du par-lement avec la royauté, prélude d’un drame sanglant, que Boyleréunissait autour de lui quelques hommes d’élite aimant la sciencepour la science, et qui s’assemblaient, dès l'année 1645, sous lenom de collège philosophique , tantôt à Londres , tantôt à Oxford.C'était le noyau de l’Académie royale des sciences . Les membresde cette assemblée, les amis de lîoyle, étaient Guillaume Petty ,S. AYard, Th. AA illis, Glissox, Mkrret, J. AA'ilmxs, J. Gomunn,G. Ext, S. Foster, Th. H.\ak (duPalatinat), 1L Batiierst, S. IIart-i.ier, Rooc, Math , et Christ. AViiex, R. Batiierst, S. R. Hook,IL Oldexocrg (de Rrème), J. Rf.ale, J. Eveleïn , lord Broexker,Breretox, IL Rall, Hill, Crone, IL Si.isgsbt, P. Neil, Th. IIaxshanet Tim. Clarke , qui tous se sont distingués dans les sciences.
Les instants qu’il dérobait à l'étude de la nature étaient consa-crés à des œuvres pies. L’établissement des missions, la propagationde la religion chrétienne dans les Indes , était l'objet des effortsconstants de lîoyle.
Après la chute de Cromwell et l'avénement de Charles II , cettesociété obtint la protection du roi, qui lui avait conféré le titre deSociété royale, et fixa son siège à Londres .
Le nom de Boyle devint bientôt célèbre dans toute l’Europe , etsa modestie s'accroissait avec sa célébrité. Il refusa les honneursde la pairie ; il refusa même le poste de président de la Sociétéroyale, que personne n’était plus digne que lui d'occuper. Honorésuccessivement de l'estime particulière de Charles II, de Jacques II et de Guillaume, il ne demanda jamais rien pour lui-même, etn'employa son crédit qu'à solliciter des encouragements pour leprogrès des sciences et le bien de la religion. Sa maison était égale-ment ouverte aux hommes curieux de s’instruire et aux mal-