TROISIÈME EPOQUE.
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il est la cause de la respiration en attirant l'air extérieur, delàpulsation des artères, de la contraction musculaire et de la forcenerveuse. Les gaz exercent sur lui une influence puissante, ins-tantanée , parce qu'il tient lui-même de la nature des gaz.
Van-Helmont reconnaît, l’un des premiers, l’existence d’un acideparticulier dans l’estomac suc gastrique). « Cet acide, dit-il, estaussi nécessaire à la digestion que la chaleur constante du corps ;dans le duodénum, l'acide de l’estomac rencontre la bile, qui agitcomme un alcali ; il se combine avec elle, à peu près comme levinaigre avec le minium (non secus fere atque acetian acerrimumper minium et perdent l’un et l’autre, par cette combinaison, leurspropriétés anciennes ( 1 ). » 1 .'acide de l’estomac, lorsqu’il s’accu-mule en trop grande abondance, peut, selon l’auteur, produire ungrand nombre de maladies. Le rhumatisme articulaire, la goutte,les palpitations de cœur, la gangrène, la gale, etc., ont pour causeun principe acide.
Ces idées, empruntées en grande partie à la chimie , attirèrentl’attention d’un grand nombre de médecins, et en particulier du cé-lèbre François Sjlvius, le représentant de l’humorisme et du chi-misme de son époque.
§ 2 -
Kobert BOYLE.
Un des hommes les plus judicieux du xvn* siècle, et qui, par uneapplication sage et logique de la méthode expérimentale, a rendud'immenses services aux progrès des sciences, c’est l’illustre fonda-teur de la Société royale de Londres . Favorisé par la fortune et lanaissance, il lui aurait été facile d’arriver aux fonctions les plus éle-vées dans l'État ; son ambition se bornait, noble ambition ! à con-sacrer sa vie à la science et au soulagement des malheureux. 11 pré-féra aux vaines grandeurs de ce monde l’étude silencieuse de lanature, dans le cercle d’un petit nombre d’amis modestes et ins-truits.
Robert Boyle, fils de Richard, comte de Cork et d'Orrery, naquità Lismore en Irlande , le 25 janvier 1 G 2 G, l’année de la mort de
(1) Ort. med., p. 209.