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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQrE.

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des corps lui paraissent illusoires. Il s’attache à promer expéri-mentalement que les matières soumises à l’action du feu se décom-posent dans un ordre tout différent de celui dans lequel elles ontété composées. « Vous composez, dit-il, du savon avec de la graisseet de l'alcali, et pourtant ce savon, chauffé dans une cornue, four-nit des produits nouveaux, également composés, qui ne ressem-blent ni à la graisse, ni à l'alcali employés; il s’y trouve surtoutune huile très-acide, fétide, et tout à fait impropre à faire du savon.Autre exemple : vous mêlez du sel ammoniac, en proportion conve-nable, avec de la chaux vive. Eh bien! en chauffant ce mélange,vous obtiendrez un esprit très-volatil, d’une odeur fort pénétrante(ammoniaque), et tout à fait différent du sel ammoniac. ; la partiefixe (chlorure de calcium ; ne ressemble plus en rien à la chaux ;elle a de l’analogie avec le sel marin (t). »lioyle est le premier qui ait nettement défini le mélange et lacombinaison : dans un mélange (mixture), les principes qui y,en-trent conservent chacun leurs propriétés caractéristiques, et sontfacilement séparés les uns des autres ; dans une combinaison(compound musu), les parties constituantes perdent entièrementleurs propriétés primitives, et sont plus difficiles à séparer. 11 citecomme exemple le sucre de Saturne , qui se compose de vinaigre etde litbarge, éléments dont aucun n'a une saveur sucrée.

Air .

lîoyle a fait un grand nombre d’expériences sur l’air, qu’il définitun fluide ténu, transparent, compressible, dilatable, enveloppantla surface de la terre jusqu’à une hauteur considérable, et se distin-guant de l'éther, en ce qu’il réfracte les rayons du soleil.

Il pense que l’air, sur la nature duquel on n’a pas encore dit ledernier mot, est une matière complexe, et qu'il se compose de troisespèces différentes de molécules : la première proviendrait des ex-halaisons des eaux, des minéraux, des végétaux, des animaux exis-tant cà la surface de la terre; la seconde, beaucoup plus subtile,consisterait dans les effluves magnétiques émis par la terre, et pro-duisant, parleur choc avec les atomes innombrables émanant desastres, la sensation de la lumière; enfin, la troisième espèce ne se-

(1) The scvptical chymist, vol. III, p. 287.