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Tome deuxieme.
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HISTOIRE DE LA CHIMIE.

f.c corps aériforme, comme on le voit, n'est autre chose que legaz hydrogène provenant de la décomposition de l'eau, occasionnéepar l’action de l'acide sulfurique sur le 1er, qui s'oxyde aux dépensdu second élément de l'eau.

Ainsi le premier gaz qui ait été recueilli, c’est l'hydrogène, Cecine veut pas dire que Boyle ait le premier découvert ce gaz ; car ilétait loin de s'imaginer que ce lïit là un corps élémentaire, tout dif-férent de l'air, en un mot, un élément de l’eau. Ce qu’il lui importaitde constater par cette expérience, c'est la possibilité de la générationartificielle de l’air, ou tout au moins d'un corps élastique qui sedilate par la chaleur, se condense par le froid, et qui, en général,se comporte comme l'air commun. .Mais c'était déjà une découverteimmense que d’avoir trouvé le moven de dégager un corps gazeux,et de le recueillir.

I.e procédé de lioyle est propre à nous suggérer des réflexionsintéressantes : le vase (à large orifice) qui sert de cuve à eau con-tient la même liqueur eau et acide sulfurique) que le v ase supérieurqui sert de récipient; et le col allongé et étroit de ce dernier remplitl’office d’un tube recourbé pour le passage du gaz. Ceci nous rappellele premier appareil distillatoire consistant dans un vaisseau unique,dont le fond représentait la cornue, et le couvercle ou l'orifice bou-ché de laine servait de récipient v l). Dans l'appareil de liovle,comme dans celui de Pline, il manquait exactement le même élé-ment, un tube intermédiaire, pour faire communiquer, dans lepremier cas, le matras contenant le mélange propre à dégager legaz, avec l’éprouvette pleine de liquide renversée sur une cuve àeau i et, dans le dernier cas, pour faire communiquer la cornueavec le récipient.

C’est à la suite de cette expérience sur l’air engendré de nuvo ,comme il rappelle air g eue rate d de nuvo), que Boyle rappelle unehypothèse qui, de nos jours, compte tout bas un grand nombre departisans. D’après cette hypothèse, la différence des corps serait dueà l’inégalité de forme, de grandeur, de structure, de mouvementdes molécules élémentaires ; un ou deux éléments primitifs suffiraientpour expliquer toute la v ariété des corps de la nature. « Et pour-quoi, s’écrie l'auteur, les molécules de l'eau ou de toute autre subs-

(I) Voy. Hist. de la chimie, vol. I, p. 19à.