TROISIÈME KPOQl’E.
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Pour démontrer l’élasticité de l'air, il fait une série d’expériences,alors surprenantes, avec des vessies comprimées et liées (placéessous le récipient), qui sc gonllent et finissent par éclater à mesureque l'on relire l’air du récipient, parce que les particules de ce fluiderenfermées dans leurs plis, n’étant plus comprimées par le poids del’atmosphère, reprennent toute leur force élastique, et tendent à oc-cuper un espace plus considérable.
Nous nous dispensons de rapporter tous les détails dans les-quels l'auteur entre pour mettre hors de doute l'élasticité de l’airet la pression atmosphérique, au moyen du tube de Toricelli (l).
f/un des premiers il démontre, par de nombreuses expériences,que les corps en combustion (charbons ardents, chandelles, ferrouge, etc.) ont besoin d'air, et qu’ils s’éteignent dans le vide.
L'air peut-il être engendré artificiellement?
C’est à cette question que Boylc répond par une expérience capi-tale, et qui peut être considérée, en quelque sorte, comme le pointde départ de la chimie des gaz. Nous avons fait connaître que Van-Hclmont avait déjà entrevu l’existence des gaz, mais qu’il n’étaitpoint parvenu à les recueillir. Or, dans l'expérience de lîoyle, il nes’agit de rien moins que de l'invention d’une méthode particulièrepour recueillir ces corps aériformes. Voici cette expérience :
« Un petit matras de verre, de la capacité de trois onces d'eau etpourvu d’un long col cylindrique, est rempli d’environ parties éga-les d’huile de vitriol et d'eau commune. Après y avoir jeté six petitsclous de fer, nous fermons aussitôt l’ouverture du vase, parfaitementplein, avec un morceau de diapalme, et nous plongeons le col ren-versé dans un autre vase d'une plus grande capacité, et contenantle même mélange. Aussitôt nous voyons s'élever, dans le vase supé-rieur, des bulles aériformes qui, en se rassemblant, dépriment l’eaudont elles prennent la place. Bientôt toute l’eau du vase supérieur(renversé) est expulsée, et remplacée par un corps qui a tout l’aspectde l'air. Ce corps est produit par l’action du liquide dissolvant surle fer {produc'd bij the action of the dissolving liquor upon theiron ) (2)-
(1) Works of Boijle, vol. Il, p. 410-417.
(2) Ibid., Physico-mechanic. experim., vol. II, p. 432.
T. H.
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