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Tome deuxieme.
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HISTOIRE PF. LA CHIMIE.

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que, comme il l'avance lui-même, il n’avait pas roussi à isolercette portion de l’air éminemment respirable.

Plusieurs centaincsd’expérieneesfaitesde mots à 167s témoignentde l’importance que Iloyle attachait à la solution de cette question.

Il ne nous est pas permis de le suivre dans tous les détails de sesobservations concernant les animaux de différentes classes : insectes,reptiles, oiseaux . mammifères), placés sous le récipient de la ma-chine pneumatique. 11 cherche ainsi à démontrer que les poissonseux-mêmes ont besoin d’air pour respirer, et qu’ils consomment l’airque l’eau renferme. La conservation des matières organiques dansle vide s’opposant à la fermentation ou à la putréfaction, faisaitégalement partie des expériences de l'auteur, exécutées au moyende sa machine pneumatique perfectionnée. 11 alla jusqu’à essayerde faire éclore des vers a soie, et de faire détouner de l’or ful-minant dans le vide.

C’est à ces observations aussi nombreuses que variées, enregis-trées jour par jour, qu'il avait donné le nom de physico-mccha-nical experiments.

I. origine de la rouille des métaux était une question souventagitée par les chimistes du xvn e siècle.

« Le vert-de-gris v carbonate de cuivre) et la rouille de fer sont,dit l’auteur, engendrés par des cfllmes corrosifs de l’air corrosive•fjluvia of thc. air). C’est l’étude de ces produits qui conduira àfaire connaître la composition de l’air (l). »

La prophétie de lioyle s’est accomplie.

A propos des expériences de l’auteur sur la combustion (chan-delles emprisonnées sous des récipients), Shaw (l’éditeur des cou-vres de lioyle ) rappelle une expérience du célèbre physicienHaviksbee, qui remarqua que l'air ayant passé sur des métauxincandescents renfermés dans des tubes, est irrespirable, et éteintla liamme d une bougie. Havvksbee ne se doutait pas que cet airirrespirable, et éteignant la flamme, était un gaz élémentaire,l'azote 2'.

Boyle consacre plusieurs expériences à démontrer que l’esprit-de-vin n’existe pas tout formé dans le jus des raisins, mais qu il

,(1) Menioirs foi' a gemeal history of the air, \ol. III, p. 29.(2) Ibid., vol. III, p. 63.