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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE.

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est produit par la fermentation du moût, et que la fermentationelle-même ne peut point s'effectuer dans le vide.

L’auteur se borne à conclure de toutes ces expériences si nom-breuses et si remarquables, qu'il y a quelque substance vitale(some vital substance) disséminée dans toute l’atmosphère, qui in-tervient dans les principaux phénomènes chimiques (la combustion,la respiration, la fermentation), que cette substance soit solaire,sidérale, ou de toute autre nature. <> Il est, ajoute-t-il, surprenantqu’il y ait quelque chose dans 1 air qui soit seul propre à entretenirla llamme, et qu'une fois cette matière consommée, la flamme s’é-teigne aussitôt ; et pourtant l’air qui reste a fort peu perdu de sonélasticité ( 1 ). >>

lui lisant cette partie des travaux de Boyle, on s’attend à tout mo-ment à le voir saisir cette substance vitale de l’air qui lui échappesans cesse; vrai supplice de Tantale ! C'est le prélude le plus sérieuxde la découverte de l’oxygène, réservée au siècle suivant.

Je soupçonne que c'est le traité de Boyle, intitulé le feu et laFlamme pesés dans une balance, qui a fourni à Stahl l'idée duphlogistique ; car c'est dans ce traité que l’auteur entreprend unesérie d'expériences sur l’augmentation du poids des métaux (cuivre,plomb, étain)par la calcination, obtenant à peu près les mêmesrésultats en calcinant les métaux, soit dans des creusets ouverts, soitdans des creusets fermés, il arrive à conclure que cette augmenta-tion de poids est due à la fixation des molécules du feu qui pas-sent à travers les pores du creuset. « Il faut, ajoute-t-il, que cesmolécules ignées soient en nombre considérable, pour être sensiblesà la balance (2). »

Distillation du bois.

C'est Boyle qui a le premier fait voir que le bois fournit, par ladistillation. du vinaigre et de l'alcool, qu'il appelle esprit anonyme,esprit de bois inflammable ou esprit adiaphorétique ( udiaphorousspirit). Obtenant ces deux liquides ensemble dans le récipient, illes séparait, en les soumettant à une nouvelle distillation, à unetempérature ménagée avec soin, pour ne laisser passer que l'espritinflammable ; mais connue par ce procédé l’esprit de bois conte-

(1) Memoirs for, etc., vol. III, p. 82.

(2) Fire naît tlame weigli’d in a balance, vol. Il, p. 388-401.