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niSTOIRE DE Li CHIMIE.
liait toujours un pou de \iuaigre, il traitait le mélange des deux li-quides par la chaux : l'acide se fixait sur la chaux en la dissolvant,et l'esprit était rectifié et séparé seul par une dernière distillation.
« En chauffant fortement, continue l'auteur, cette chaux saturéepar l'acide, on obtient (par la distillation) un esprit très rouge,d'une odeur très-pénétrante, d'une saveur excessivement piquante,et qui diffère entièrement de celle des autres liquides acides. C'estce que quelques chimistes auraient appelé teinture de corail.
« En poussant la distillation du bois aussi loin que possible, onremarque que la liqueur qui passe dans le récipient n’est plus inco-lore , mais d'un assez beau jaune, d’une odeur très-forte, d’une sa-veur plus acide que l'esprit de vinaigre, et qu’elle possède toutesles propriétés dissolvantes des acides. Ne sachant trop me rendrecompte de son origine, je l'appelai acetum radicalum t). »
Il est donc incontestable que l'auteur avait connaissance desproduits de la distillation du bois, particulièrement du vinaigre etde l'esprit de bois, en même temps que des produits de la distilla-tion de l'acide acétique combiné avec les bases (acétates).
Dans le traité ayant pour titre The atmosphères of consistentbodies, l'auteur s’attache à démontrer que non-seulement les li-quides, mais encore les corps solides, perdent de leur poids par deseftluves, et par une émanation permanente des particules dont ils secomposent (2).
On sait que tous les liquides, môme le mercure, donnent desvapeurs à tous les degrés de température; et que toutes les substan-ces, même les plus compactes, peuvent s’user à la longue.
Le mémoire sur la porosité des corps renferme un passage fortintéressant relatif à la peinture sur verre ,3).
Le procédé de peindre sur verre était tenu fort secret, même dutemps de lioy le ; c’est ce qui tit accréditer le bruit généralementrépandu que ce procédé était perdu sans retour.
Boyle n’en fait pas un aussi grand mystère : « La méthode depeindre sur verre n'a été, dit-il, jusqu’ici connue que d un petitnombre de personnes ; car les artistes craignent de divulguer leurs
(1) Tlic proUticiblenoss of chymical principles, vol. III, p. 386.
(2) Vol. I ( Philosophical Works), p. 397-438.
(3) The porosity of Ixxlies, vol. I, p. 436-4.Ï9.