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HISTOIRE I)F. I.A CHIMIE.
Au nombre des moyens proposés pour effarer l'encre , on voitfigurer l'esprit d’urine, el les sels acides retirés des végétaux.
Personne n'ignore que le sel acide d'oseille (bioxalate de po-tasse ) possède la propriété d’effacer l'encre ordinaire.
Mais Boy le avoue lui-méme que l'emploi de ces matières est in-suffisant pour faire disparaître sans retour toute trace d'écriture;qu'il connaît un moyen qui remplirait parfaitement ce but, maisqu'il ne juge pas à propos de le porter à la connaissance du public,a cause du mauvais usage que des faussaires pourraient en faire.
Gravure sur métaux, par le moyen d'un acide.
L’auteur décrit le procédé de graver sur métaux, tel qu’il estencore employé de nos jours. Le procédé consistée recouvrir lalame d'un métal (cuivre, argent - d’une couche de vernis, à ytracer avec un stylet le dessin que l’on désire, et à la laveravec de l'eau-forte qui ne corrode le métal que dans les points misà nu par le stylet (i).
Avant de donner la description de ce procédé, il communiquela préparation d'un alliage propre à recouvrir les glaces. Let alliagese compose de l partie de plomb, de l partie détain, 2 partiesde bismuth , 1 0 parties de mercure (2).
Acides minéraux. — Dissolvants.
Iloyle simplifia beaucoup les procédés de préparation des acidesminéraux : il préparait l'eau-forte , « en distillant un mélanged’acide sulfurique et de salpêtre ; Vesprit de sel (acide chlorhydri-que), en soumettant à une forte chaleur un mélange de limaillede fer, de sel commun et d'eau (3,. « Dans cette opération, dit il,le récipient se remplit de vapeurs blanches abondantes, qui, étantcondensées et mêlées avec de l'eau-forte, dissolvent très-bien lesfeuilles d'or » (4).
(1) Usefulness of philosophe, vol. I, p. 132
(2) Ibid., p. 129.
(3) Dans ce procédé, le fer oxydé aux dépens de l’eau, <p*i se décompose, jouele rôle d’un aride qui se combine avec la soude; le chlore, s’emparant de l'hydro-gène de l’eau, se dégage à l’état d'acide chlorhydrique, très-avide d'eau.
(4) Usefulness of philosophe, vol. I, p. 76.