TROISIÈME ÉPOQHE.
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Il prépaie \ rau régale en mêlant une partie d'esprit de sel avecdeux parties d'esprit denitre (acide nitrique concentré)(1).
Il n’ignorait pas que l'eau-lorte très-concentrée n’attaque pasles métaux, et qu'il faut y ajouter de l’eau pour les dissoudre (2}.
J.e nitre est un composé de potasse et d'eau-forte; c’est ce quelioyle démontre synthétiquement, en préparant du nitre par unmoyen direct qui consiste à traiter à chaud les cendres des végé-taux par de l'eau-forte, et à faire cristalliser la liqueur par lerefroidissement (3).
C’est à partir des travaux de lîoyle que date, en quelque sorte,l’emploi de la voie humide et des dissolvants dans la chimie orga-nique. C’est ainsi qu'il cherchait, pour nous servir de ses mots,à rendre l'opium plus actif, en le traitant par du tartre calciné(carbonate dépotasse) et par de l’alcool 4’. — C’est en effet lapotasse qui, s'emparant de l’acide méconique, met en liberté la mor-phine, la partie la plus active de l’opium, laquelle est dissoute parl’alcool.
L’auteur propose différents moyens internes, empruntés soitaux acides, soit aux alcalis, pour dissoudre chimiquement la pierredans la vessie. Nous axons vu que déjà Yitruve avait songé à cesmoyens (5). Boyle fit l’analyse de quelques calculs urinaires, et ydécouvrit le premier la présence de la chaux comme un de leursprincipaux éléments ;G .
Il avait le premier observé que le sel commun retarde et le pointde congélation et le point d’ébullition de l’eau. Il constata scienti-fiquement que l’eau se dilate en passant à l’état solide (glace),au lieu de se contracter (7).
Boyle avait le bon esprit d’allier partout la physique à la chimie.« La physique, la mécanique, les mathématiques, la chimie, l’a-griculture, la médecine, toutes ces sciences doivent, dit-il, sedonner la main et se prêter un mutuel appui.
(1) Usefulness of philosophe, vol. I,p. G3.
(2) Ibid., p. 163.
(3) Ibid., p. 76.
(4) Ibid., p. 74.
(3) Histoire de la chimie, t. I, p. 177.
(6) Usefulness of philosophe, vol. I, p. 34.
(7) Ibid., p. 144.