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Tome deuxieme.
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ue lussent pas susceptibles d'indiquer exactement les variations dela température, parce qu'il leur manquait un point fixe et stable,comme l'unité dans les mesures. Le premier il proposa d'adopterpartout, comme point fixe ou terme de comparaison, le point decongélation de l’eau. Il apporta donc d'importants perfectionne-ments au thermomètre, de même qu’il avait déjà perfectionné lamachine pneumatique et le baromètre.

Il y a, selon moi, autant de mérite à renverser une théorie nui-sible au progrès de la science, qu’à faire une découverte.

C'est ainsi que Iioylc, dans son mémoire sur la salaison de lamérita bien de la science, en dévoilant l’erreur d’Aris-tote, renouvelée par Scaliger , qui prétendait que la salaison de lamer était produite par l'action du soleil, et que les eaux de mern’étaient salées qu'à la surface. Au moyen d’un vaisseau à sou-papes, construit par lui, Bovle se procura de l’eau de mer puiséeà diverses profondeurs, et fut ainsi mis à même de prouver qu’elley est tout aussi salée qu’à la surface, et que sa densité spécifique estsensiblement la même.

« Il ne faut pas, dit-il, faire entrer ici en ligne de compte lescourants et les sources d’eau douce qui se trouvent accidentelle-ment dans la mer, surtout dans le voisinage des côtes.

<i La salaison delà mer provient du sel que l'eau dissout partoutoù il se rencontre. Ce sel peut, depuis le commencement du monde,exister en masse considérable au fond des mers, ainsi qu'on enrencontre des couches puissantes au sein de la terre, où il con-tribue à la formation des fontaines ou sources salées naturelles.Par la distillation, on trouve le sel en résidu dans la cornue; l’eauqui a passé dans le récipient est douce et potable.

« Il serait à souhaiter que l’on fit des expériences multipliées pours'assurer si les mers sont partout également salées. Il ne serait pasimpossible que l’on trouvât, sous ce rapport, de nombreusesinégalités. »

Pour faire, à cet égard, des expériences précises, et pour déter-miner la quantité de sel commun (qui domine dans les eaux demer), Boyle proposa d’employer une dissolution d’argent dansl’eau-forte (nitrate d’argent), qui précipite tout le sel marin. Pour

(l) Experiinents and observations upon tlie saltness of the sea, vol. III,p. 214-231.

T. II.

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