TROISIÈME ÉrOQl'E.
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f.es paroles si judicieuses font voir combien l’auteur mettait derigueur et de précision dans ses expériences.
Il ne lui avait point échappé que le sang noir acquiert, à sa sur-face , une coloration rouge vermeil par le contact de l’air. — Dela il aurait pu facilement arriver à la conclusion que l’air change,dans les poumons, le sang noir des veines en sang rouge des ar-tères.
Il entrevit, sans le démontrer, l’existence du sel commun dans lesang.
Il lit aussi de nombreuses expériences sur la transfusion de celiquide, alors si souvent ordonnée par les médecins ; sur la coagula-tion du sérum au moyen des acides, de l’alcool concentré, de lachaleur, etc.
lloyle et Wren imprimèrent une forte impulsion à la toxico-logie , ils firent des expériences sur des chiens, en injectant, par lesveines crurales, alternativement des poisons et leurs antidotes (l).
frappé de la grande analogie que présentent certaines maladiesavec les symptômes et la marche d’un empoisonnement, il mit enavant l’idée que ces maladies (choléra, peste, etc.) pourraient bienn’ètre que le résultat d’un véritable empoisonnement produit pardes molécules arsenicales, ou toute autre substance vénéneusesuspendue dans l’air (2).
Nul ne fut plus sobre de théories que Boyle. Fidèle aux préceptesdu chancelier Bacon , il éclaircit les sciences avec le flambeau del’expérience, ne reculant devant aucun obstacle, de quelque naturequ’il lut. » Bien que, Dieu merci, ma condition me permette de faireexécuter les expériences par d’autres en ma présence, je ne me suisjamais refusé à disséquer moi-même des animaux, et à manier, dansmon laboratoire, le lut et le charbon (3). »
Personne n’était aussi au courant que Boyle de ce qui concerne lemouvement des sciences en Europe . S’agissait-il quelque part d’unedécouverte inattendue, extraordinaire? aussitôt il employait tousles moyens pour en connaître les détails, et pour en répandre laconnaissance. C’est Boyle qui arracha à quelques charlatans ambu-lants les secrets du phosphore et du quinquina.
(1) The Usetuluessof philosophy, \ot. I, p. 38.
(2) The air consider’d witli regard to liealdand sickness, vol. III, p. 537.
(3) Csefulness, etc., vol. I, p. 8.