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Tome deuxieme.
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niSTOIRE PE LA CHIMIE.

Ses mémoires sur les phosphores naturels et les phosphores arti-ficiels contiennent des documents précieux pour l'histoire de la chi-mie (i l. La classe des phosphores naturels comprend le ver luisant,le diamant, le bois, et les poissons pourris phosphorescents. Lesobservations de box le sur les phosphores naturels datent de l’an-née 1G67, et sont par conséquent antérieures à la découverte deBrand. La classe des phosphores artificiels est elle-même subdivi-sée en deux tribus, l une comprenant les phosphores qui ne luisentdans l’obscurité qu’après avoir été préalablement exposés au contactdes rayons solaires ; tels sont le phosphore de Baudouin (nitrate dechaux calciné) et la pierre de Bologne (sulfure de baryum). L’autretribu se compose du phosphore proprement dit (acrial nocliluca),luisant dans l’obscurité sank avoir besoin d’être préalablement ex-posé au soleil, tomme nous donnerons l'histoire de la découvertede ce corps il l’occasion des travaux de Kunckel, nous ne feronsconnaître ici que ce qui se rapporte à Boyle, qui a été, par quelquessavants, regardé, non sans raison, comme le véritable inventeur duphosphore.

Krafft, s’étant approprié le secret de Brand, passa en Angleterre,où il gagna beaucoup d'argent en faisant voir sou phosphorecomme une curiosité.

« 11 montra, raconte Boyle, à Sa Majesté (Charles II) deux espè-ces de phosphores : l’un était solide., de l'aspect d une gommejaune; l’autre était liquide; celui-ci ne me paraissait être qu’unedissolution du premier. — Après avoir vu moi-même ce singuliercorps, je me mis à songer par quel moyen on pourrait parvenir à lepréparer artificiellement. M. Krafft ne me donna, en retour d’unsecret que je lui avais appris, qu’une légère indication, en me di-sant que la principale matière de son phosphore était quelquechose qui appartenait au corps humain. »

Enfin, après bien des tentatives inutiles, accompagnées d’unefoule d'accidents malheureux , il parvint à obtenir de petits mor-ceaux de la grosseur d’un pois, transparents, incolores, auxquels ildonna le nom d ephosphore glacial (glacial noctiluca or phospho-rus). Il en décrit parfaitement les propriétés, le danger qu’il y a àle manier, la manière dont il se comporte avec les acides, avec les

(1) Saturai pliosphori, vol. 111, p. 145-172. Artificial phosphori (aerial noctilu-ra), Ibid., p. 173-213.