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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉTOQCE.

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RÈGLE II.

Lorsque Pair emprisonné dans un vase vient à être évacué ouconsumé, un autre corps en prendra nécessairement la place,afin qu'il ne se fasse pas de vide [ne admittatur vacuum).

La démonstration dont se sert ici l'auteur est l’expérience deVanHelmont (t) (unechandelle brûlant sous une cloche renverséesur l’eau'.

llohert Fludd conclut, avec raison, de celte expérience, que l’airnourrit le feu, et qu’en cédant cet aliment il diminue de volume.

RÈGLE III.

La surface de l’eau est en contact immédiat avec l'air; il n’ya aucun intervalle entre ces deux éléments.

Démonstration.

Quand on plonge le bout d’un tube dans l’eau, et que l’on aspirepar l’autre bout l’air qui s’y trouve, on voit aussitôt l’eau suivrele chemin de l’air en s’élevant dans le tube.

RÈGLE IV.

L’eau raréfiée (réduite en vapeur) occupe un plus grand es-pace; si cet espace ne lui est pas accordé, l’eau brise le vase quila contient.

Démonstration.

Lorsqu’on remplit un vase à moitié d’eau, et qu’on le met surle l’eu, on remarque que l’eau sort (en vapeur; avec bruit par l’ori-fice étroit qu’on y a pratiqué. En bouchant cet orifice, le vase estbrisé en éclats par la vapeur de l’eau, qui tend à occuper un espaceplus grand.

Ces expériences et les lois qui en sont déduites font le plus grand

(I) voy. page 146 de ce volume.