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HISTOIRK DE U CHIMIE.
honneur à Robert Fludd . C’est à cette source que puisèrent beau-coup de physiciens, sans l'indiquer.
Dans un autre endroit (i\ l’auteur explique des phénomènesmétéorologiques, comme le vent, le tonnerre, l'éclair, etc., par desexpériences de laboratoire très-curieuses.
Après avoir fait connaître les opinions des anciens sur la causedu vent, il arrive à exposer la sienne de la manière suivante :«Guidé par l’observation directe des choses, nous attribuons auxvents une double origine: les uns proviennent de l’air emprisonnédans le sein de la terre, et qui cherche violemment une issue ;les autres sont l’effet de l’eau réduite en vapeur par l’action du feucentral (vi ignis cevtratis . »
Ici, il rapporte une série d’expériences sur la force élastique del’air ou de la vapeur d’eau chauffée dans des vases qui se brisentavec fracas quand ils sont hermétiquement clos ; lorsque ees vasesprésentent, au contraire, une petite ouverture, la vapeur ou l’airen sort en sifflant, comme un vent impétueux. R. Fludd imaginades espèces de machines acoustiques, dans lesquelles des instru-ments à xent ou des tuyaux d'orgue sont mis en jeu parla forcede la vapeur. C’est là que cette force a reçu, pour la première fois,si je 11 e m'abuse, une application industrielle.
Lorsqu'on projette sur du nitre en fusion du soufre en poudre,il se produit une explosion plus ou moins violente, accompagnéed'une lumière subite, ('.'est par cette expérience que l’auteurexplique le phénomène de l’éclair et du tonnerre. I.a poudre à ca-non ferait en petit ce que ce phénomène fait en grand dans la nature.
C’est à ce propos qu’il donne la composition de deux produitsinflammables au contact de l'eau : l'un consiste dans un mélange departies égales de nitre, de soufre et de chaux vive, que l'on intro-duit dans un œuf vide, dont on bouche ensuite les orifices avec dela cire. Cet œuf, jeté dans l’eau, procure le spectacle d’un petit feud'artifice flottant (2). L’autre produit, représentant une pierre quis’enflamme aussitôt que l'on y crache, se compose d'un mélangede quatre parties de calamine ( calamitha ), une partie d’asphalte,une partie de nitre, deux de vernis liquide (vernicis liquida ), etenviron ' une partie de soufre (3).
(1) Utriusque Cosmi Historia, Tract. I, lib. vu, c. à.
( 2 ) Ibid., c. 6.
(3) Ibid., c. 7.