TROISIEME EPOQl'E.
201
■ Notices chimiques) de principiis cliymicis , salibus acidis , alca-libus , ete. (l); 3° Epistola contra spirilum vint sine acido ( 2 };• 1 “ OE/'fcnlliche Zuschrift von dem phosphoro mirabili, etc. (3) ;à" P robierstein de acido et urinoso sale catido et friyido (4);G 0 /les vitraria experimentalis (■>).
luinckel a attaché son nom à la découverte du phosphore ; c’estlui qui nous a laissé là-dessus les détails les plus circonstanciés, etqu'un lira peut-être avec un vif intérêt de curiosité.
Laissons-le d’abord raconter la découverte du phosphore deBaudouin , dont nous avons déjà dit un mot (6), et qui se lit à peuprés vers le même temps que celle du véritable phosphore.
« Il y avait à Grossenhayn en Saxe un savant baiilil'du nom deBaudouin (Balduin), qui vivait dans la plus grande intimité avecle docteur Fruben. Ln jour il leur vint à tous deux l’idée dechercher un moyen de recueillir l'esprit du monde ( spirilummumli ). Dans ce dessein, ils prirent de la craie pour la dissoudredans de l'esprit de nitre, ils évaporèrent la solution jusqu’à siecité, etexposèrent le résidu à l’air, dont il attira fortement l'eau (humidité);par la distillation ils obtinrent cette eau absorbée à l’air. C’étaitlà leur esprit du monde, qu’ils vendaient douze groseken le loth 7 :.Tout le monde, seigneurs et vilains, voulait faire usage de cette eau.— Ou peut bien s’imaginer que la foi a opéré ici des miracles ; carl’eau de pluie aurait été tout aussi bonne (S). »
Baudouin cassa un jour une cornue où il avait calciné de la craieavec de l’esprit de nitre, et remarqua que le produit qui y res-tait luisait dans l'obscurité, et qu'il 11 'avait cette propriété qu’a-près avoir été exposé à la lumière du soleil.
(1) VVittemlierg, 1677, in-S”. Traduit en latin par Itanisai, et en anglais sous letitre de Expérimente o/clajmicalphilosophy ; Lond., I70j.
(3) Leips., 1678, in-8°.
(5) Francf. et Leips., 1689; Nuremb., 1743 et 1756. Traduit en français parlebaron de Holbach, sous le titre: Vart de la verrerie de Xeri , Merret undKunckel; Paris , 1752, 4.
(6) Voy. t. Il, p. 182.
(7) Environ deux francs les 35 grammes ; somme assez considérable à uneépoque (quelque temps après la guerre de trente ans) où l’argent avait au moinssis fois plus de valeur qu’aujourd’hui.
(8) Vollstaendigesllaboratorium, etc., p. 601 (4 e édit-, 1767).