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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉrOQCE.

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force. Mais je n’en fais plus maintenant, parce qu’il peut donnerlieu à beaucoup d’accidents malheureux il). »

Ces faits, qui auraient perdu leur charme par une sèche ana-lyse, se passèrent à peu près vers 1009 à 1G70.

Kunckel ne fut pas aussi intéressé, et ne fit pas le mystérieuxcomme Brand ; car il communiqua gratuitement son procédé àplusieurs personnes, et entre autres à llomherg, en présence du-quel il fit l’opération en l'année 1679.

Comme Kunckel ne décrit pas, dans son Laboratorium, la pré-paration du phosphore, afin de ne pas devenir, ainsi qu’il le ditlui-mème, la cause indirecte de beaucoup d’accidents, nous allonsanticiper suri analyse des travaux de llomherg, qui fit le premierconnaître en France la manière de faire le phosphore brûlant deKunckel (2).

Voici comment llomherg décrit le procédé de Kunckel, qu’il ré-péta dans le laboratoire de l’Académie royale des sciences :

« Prenez de l’urine fraîche, tant que vous voudrez ; faites-la éva-porer sur un petit feu jusqu’à ce qu’il reste une matière noire quisoit presque sèche. Mettez cette matière noire putréfier dans unecave durant trois ou quatre mois, et puis prenez-en deux livres etmêlez-les bien avec le double de menu sable ou de bol. Mettez cemélange dans nue bonne cornue de grès lutée ; et ayant versé unepinte ou deux d'eau commune dans un récipient de verre qui aitle col un peu long, adaptez la cornue à ce récipient et placez-la aufeu nu. Donnez au commencement un petit feu pendant deux heures,puis augmentez le feu peu à peu, jusqu’à ce qu’il soit très-violent,et continuez ce feu violent trois heures de suite. Au bout de cestrois heures, il passera dans le récipient d’abord un peu de plilegme,puis un peu de sel volatil, ensuite beaucoup d’huile noire et puante ;et enfin la matière du phosphore viendra en forme de nuées blan-ches qui s’attacheront aux parois du récipient comme une petitepellicule jaune, ou bien elle tombera au fond du récipient en formede sable fort menu. Alors il faut laisser éteindre le feu et ne pas ôterle récipient, de peur que le feu ne se mette au phosphore, si on lui

(1) Yollstaendiges laboratorium, p. 605 et suiv.

^ (2) Mém, de l’Acad. royale des sciences, t. X ( mém. présenté le 30 avril 1692).