niSTOIRE DE LA OIIMIE.
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igné, combustible (i). Ce dernier principe servit sans doute debase à la théorie du phlogistique de Stahl. — Les trois élémentsde Becher devaient remplacer les trois éléments des anciens : le sel,le soufre et le mercure. Quant au solvens catholicum , acidum uni-versale, spitilus esurinus, principe universel qui se trouve, selonl’auteur, dans les eaux, dans les sels, et qui fait accroître les mi-néraux, etc., il faut avoir l’esprit fasciné pour y reconnaître l’oxv-gène ou l’acide carbonique (2).
Ou doit à Becher un procédé plus commode pour préparer le beurred’antimoine (jusqu’alors préparé avec le sublimé corrosif) ( 3 ), entraitant l’antimoine avec un mélange de sel commun et de vi-triol (4). Il paraissait avoir eu connaissance de l’acide borique, obte-nu en traitant le borax par l’huile de vitriol (5).
Si Becher avait suivi la méthode de Boyle, il aurait pu rendrede grands services à la science ; car il n’était pas tout à fait dé-pourvu de sagacité.
§ 7 .
Parmi les médecins qui se sont distingués, au xvn e siècle, par unsage éclectisme, et par une impartialité calme et mesurée dans leconllit des opinions contraires, il faut placer au premier rang:
Natif de Vicencc, il quitta très-jeune l’Italie , et passa toute sa vieen Allemagne , dont il avait adopté les mœurs et les usages. EnlG 02 il commença à exercer la médecine à Dresde , ainsi qu’il nousl’apprend lui-même (G). Quelques années après, on le trouve à'l’orgau, à Amberg , et dans beaucoup d’autres villes de la Prusse,de la Bavière et de l’Autriche .
( 1 ) Physica subterran., lib. I, sect. 111, c. in-v.
(2) Ibid., lib. I, sect. II, c. iv.
(3) L’acide sulfurique du vitriol déplace l’acide chlorhydrique (du sel marin),qui, en se combinant avec l'antimoine, donne naissance à un chlorure ( beurred’antimoine ).
(4) Chymischer Rosengarten, p. 7G, 77 ( edit. Nuremb., 1717, in-8 ).
(5) Thèse chim. VI. Supplem. Il in Physica subterr.
(6) Hemetologia, curât. XIV, p. 512 (Opéra medico-physica).