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Tome deuxieme.
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niSTOIRE DE LA CIIIMIE.

n’est autre chose qu’une vapeur sulfureuse ayant enlevé quelquechose à l’air ambiant (ab ambiente aere extractum ) ( 1 ). .

Il est à regretter que l’auteur n’ait pas fait des expériences di-rectes pour élever son idée à la hauteur d’une vérité scientifique,en démontrant que ce quelque chose qui transforme le soufre enacide est le même corps aériforme ( gaz oxygène) qui entretient lacombustion et la respiration ; mais ceci était réservé à un tempsqui ne devait pas être éloigné.

5 8 .

La plupart des idées de Van-Helmont furent reprises et pousséesjusque dans leurs dernières conséquences par un médecin d’uneautorité immense,

François SYLVIUS (Deleboë—Dubois).

Nul ne porta aussi loin la chimie appliquée à la médecine ; cequi se comprend parfaitement de la part d'un homme qui étaitconvaincu que toutes les fonctions de la vie sont des opérations dechimie.

François Sylvius naquit en 1614 à Hanau , d’une ancienne fa-mille noble (Crèvecœur), d’origine française, qui s’était expatriéependant les guerres de religion. Dès son jeune âge il se livra à l’é-tude des sciences médicales, sous la direction de Vorst, Heurnius,Zwiuger et Stupanus; et obtint, en 1637, le grade de docteur àl’université de Bâle . Il exerça pendant plusieurs années la médecineà Hanau, à Leyde et Amsterdam , et s’acquit une grande réputationcomme praticien. En 1658, il fut appelé à remplir une chaire demédecine à l'université de Leyde , où il réunissait, jusqu’à la finde ses jours, un auditoire extrêmement nombreux, composé deFrançais, d’Allemands, d’Anglais , d’Italiens, enfin d'élèves detoutes les nations, accourus pour entendre la parole du maître dontl’autorité retentissait alors dans toute l’Europe. La mort le surprità peine âgé de cinquante-huit ans, dans le plus bel éclat de sa car-

(1) De naturaspiritus vitrioli, p. 405-408.