TROISIÈME ÉPOQUE. 235
de Wildunget d’F.ger (l). Il remarque aussi que ces eaux laissentsurtout échapper ce fluide élastique en abondance, lorsqu’on y metdu sucre ou quelque acide (2). Enfin, ce fluide élastique, appelé tan-tôt spiritus elasticus, tantôt suhstanlia aerea vel œtherea, maisle plus souvent spiritus mineralis , et qui n’est autre chose que legaz acide carbonique, joue, selon l’auteur, un immense rôle dansle règne minéral, aussi bien que dans le règne végétal et animal.
Appuyé sur l’observation d’un chimiste français ( Duclos), et fortde sa propre expérience, il déclare le premier de tous que Vespritminéral (acide carbonique) est de nature acide , parce que, étantainsi dissous dans l’eau, il rougit la teinture de tournesol ( aquafoma-solis) (3).
Arrivant aux détails de l’analyse, il s’efforce d’abord de détruirel’erreur des anciens, qui prétendaient que les eaux minérales con-tiennent de l’or, de l'argent, de l’étain, du plomb, de l’antimoineet de l'arsenic. Mais il y constate chimiquement l’existence dessubstances suivantes :
l a Ver. — C’est là lemétal dominant 'principatum obtinet Mars).L’argile rouge, la terre jaune, etc., portent les indices du fer. Iln’est donc pas étonnant que l’eau s’en charge en traversant les ter-rains ferrugineux si universellement répandus. On reconnaît les eauxferrugineuses par leur saveur astringente particulière ( sapore quemrelinquunl in linguaquodammodo cons t ring ente), par la matièreoereuse jaune qu’elles déposent, soit spontanément, soit par l'appli-cation de la chaleur. Cette matière, après avoir été fortementchauffée (avec du charbon), devient attirable par l’aimant ; ce quiprouve qu’elle est de la nature du fer (4). Mais le meilleur réactifconsiste dans l’emploi de la poudre de noix de galle : si les eauxminérales ne contiennent que des traces de fer, ce réactif n’y pro-duit qu’une coloration purpurine ; si le fer y est au contraire assez
(1) Fr. Hoff. dissertât. ]>liysico-mcdic. selec. pars altéra, p. 172. Copiosissima-rum liarum bullulantm ascensio uniee debetur ætlieræ, aereæ, substantiæ intraporos aqua> latitanti.— Hic æther spiritnosus elasticus est quoque causa curvitra vel lagenæ angustioris orilicii acidulis totæ replctæ, si nimis accurate clau-dantur, sæpius soleant frangi.
(2) Ibid., p. 177.
(3) Itiid.,p. 183. Ratio lnijus pliænomeni procul omni dubio est hæc, quodspiritus mineralis fuerit indolis acidiusculæ.
(4) Ibid., p. 196. — igné tosta magneti prompte accedit, manifesto documentomartialis esse naturæ.