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Tome deuxieme.
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HISTOIRE DK LA CniMIE.

abondant, on y verra une coloration noire (l). I,a noix de galle neproduit plus aucun changement dans ces eaux lorsqu’on les a faitbouillir ; car, dans ce cas, l'ocre se dépose. On peut encore ( nouscontinuons à laisser parler l'auteur) séparer toute l’ocre, enmêlant les eaux ferrugineuses avec des coquilles d'huîtres ou de lachaux brûlées, et en les abandonnant quelque temps à elles-mêmes.Non-seulement les noix de galle, mais les feuilles de chêne, lesécorces de grenade, l’extrait de thé, de tormentille, peuvent noircirles eaux ferrugineuses. Le fer n’étant pas soluble par lui-même, quiest-ce qui le rend ainsi soluble? c'est l’esprit minéral (acide carbo-nique); car, à mesure que celui-ci s’échappe dans l’air, l’ocreabandonne l’eau, et se dépose au fond des vases sous forme d’unepoussière légère (2). D’autres fois, le fer s’y trouve à l’état de véri-table vitriol combiné avec l’acide sulfurique).

2° Cuivre. — Ce métal est beaucoup plus rare dans les eaux mi-nérales, où il ne se trouve qu’à l’état de vitriol; telles sont quel-ques sources en Hongrie , comme celle de Neusohl, lesquelles pré-cipitent du cuivre très-pur quand on y plonge une lame de fer (3).Ces eaux ne sont d’aucun usage interne, à cause de leur propriétéémétique, dont le cuivre ne se dépouille jamais ( propter emelicam,quant nunquam exuit Venus, virtutem).

3° Sel commun. — Presque toutes les eaux en contiennent ; lessources de Ilornhausen et de Wiesbaden surtout en sont riches. Lesel commun se reconnaît par la forme de ses cristaux (cubes) (ob-tenus par l’évaporation des eaux), lesquels décrépitent dans le feu(in igné crepilan t) ; en ce que, traité par l’eau-forte, il donne l’es-prit de sel, qui, mêlé avec la même eau-forte, donne le dissolvantde l’or eau régale) ; enfin, parce qu’il trouble une solution d’argent,et qu’il la précipite en blanc (4).

4“ Alcali fixe (carbonate de potasse). — Ce sel se rencontre

(1) Fr. Hoff. dissertât, physico-medic. select, pars altéra, p. 197. — Si minorcopia inest, nanciscuntur purpureum ; si vero major, atruin coloreni.

(2) Ibid., p. 198. — Exhalante spiiituoso elemento, deponnnt in vasis fundumleviuseuliim octireum pulverem; namspiritus volatilis ille, qui sub compedibussuis tenuissimam Martis siibstantiam detinet,dum levissime exhalai,demittit adfundum banc ipsam.

(3) Ibid., p. 196. — Fontes in Hungaria, v. g. Neusohlii, ex quibus ferroim-misso purissimum præeipitatur cuprum.

(4) Ibid., p. 199 : Præcipitat lunam solutam in forma pulveris albi.