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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
Après cette description, aussi rigoureuse que possible, des carac-tères négatifs de ce sel autrefois confondu avec le nilrc, l’auteurpasse à celle des caractères positifs, sujet beaucoup plus difficile etplus délicat. C’est là qu’il s’agissait de distinguer la magnésie d’avecla chaux. Mais auparavant il fallait savoir quel est l’acide qui forme,avec cette espèce de chaux innommée, ce sel dont on faisait alors,comme aujourd'hui, un si grand commerce, et qui, à la dose d’uneonce et au delà, était employé comme un excellent purgatif.
«Ce sel, dit Hoffmann, parait provenir de la combinaison de I’a-cide sulfurique (acidum sulfureum) et d'une terre calcaire de na-ture alcaline (l). C’est au sein de la terre que cette combinaisons’opère ; l’eau dissout le sel qui se forme ainsi, et le charrie avecelle.»
Dans un autre écrit, il revient à ce sujet, qu’il croyait sans douteavoir incomplètement traité; et il y ajoute que cette terre alcaline(obtenue en traitant une solution de sel amer par l’alcali fixe) dif-fère essentiellement de la chaux, en ce que celle-ci, traitée parl’esprit de vitriol, donne un sel très-peu soluble, qui n’est nulle-ment amer, et qui n’a presque aucune saveur (2).
Lister avait déjà parfaitement décrit la forme cristalline du selpurgatif amer, qu’il appelle nitre calcaire (3). Mais personne n'a-vait encore songé à considérer ce sel comme étant composé d'acidesulfurique, et d’une espèce de terre calcaire alcaline differente dela chaux. C’est à I’r. Hoffmann qu’est due cette découverte, quidevait être, plus tard, reprise et poursuivie, dans tous ses détails,par Black.
6° Eaux alumineuses. — Eaux sulfureuses, etc. — Les au-teurs anciens, Aristote, Varron , Pline, et, d’après eux, tous les
non in crystallisatione tiguram pyramiiialem assumit, nequcaquam forteni dat;sed estsalneutrum instar arcani duplicati saporis amai icantis, et frigus quoddamrelinquit in lingua, neque cuin acido vol alcali effervescit, nec Huit in igné facile.
(1) Dissertât, pbysico-medic., p. 201 : Hoc sal originein suam traliere vide-tur ex combinatione arkii sulpliurei et calcaria terra indolisque aicalinæ.
(2) Observât, physicochymic. select., t. II, obs. n, p. 107, etobs. xvm,p.177.
(3) List, de aqtiis Angliæ, c. i, p. 13. Hujus salis (nitri calcarii) erystalli te-nues longaxjue sunt, iisque mediis quatuor latera parallelogramnia sunt, at fereinæqualia ; ex altéra vero parte, ipse mucro ex binisplanis lateribus triangulari-bus formatur.