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Tome deuxieme.
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TltOISIÉME ÉPOQUE.

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principalement dans certaines eaux thermales, comme celles deCarlsbad en Bohème. On l’obtient par l’évaporation de ces eaux.On en constate la présence par le sirop de violettes, qui en estverdi (l). Étant traité par le sel ammoniac, il l'ait dégager l'alcalivolatil igaz ammoniacal); mélangé avec du soufre et du nitre enproportion convenable ( débita quantitate) , il donne une poudrefulminante. Le sel alcali fixe se reconnaît encore par d’autres carac-tères : il fait effervescence avec l’esprit de vitriol acide sulfurique},enlève à celui-ci son acidité, et forme avec lui des cristaux de tar-tre vitriolé (sulfate de potasse). Étant fondu avec du soufre, il donnenaissance à une substance rouge, puante, connue sous le nom defoie de soufre [hepar sulfuris) (2).

ô° Chaux. — Magnésie. — C'est ici que la sagacité de Fr. Hoff-mann se manifeste dans tout son éclat. A lui l’honneur d’avoir, lepremier, démontré l’existence de la magnésie, qui de tout tempsavait été confondue avec la chaux. On verra néanmoins avec quellelouable réserve il procède à ce sujet. Voici comment il s’exprime :« Un assez grand nombre de sources, parmi lesquelles je citeraicelles d’léger, d'FIster, de Schwalbaeh, et même celles de Wildung,contiennent un certain sel neutre qui n’a pas encore reçu de nom,et qui esta peu près inconnu [sal quoddam neutrum innomina-tum et ferme etiam incognitum ) (3). Je l’ai aussi trouvé dans leseaux de Ilornhausen, qui doivent à ce sel leur propriété apéritiveet diurétique. Les auteurs l’appellent vulgairement nitre ( nitrum ).Cependant ce sel n’a pas le moindre caractère du nitre (ne mini-mam guident notant hujus haltet -, d’abord il n’est point inflam-mable, sa forme cristalline est toute différente, et il ne donnepoint d’eau-forte comme le nitre. C’est un sel neutre semblable àYarcanum duplicatum (sulfate de potasse, d'une saveur amère, etproduisant sur la langue une sensation de froid. Il ne fait efferves-cence ni avec les acides ni avec les alcalis, et n’est pas très-fusibledans le feu (4). >»

(1) Fr. Hoff. dissert. pliysico-medic. select, pars altéra, p. 199 : Hoc sal sy-rupo violarum viridem colorem inducit.

(2) Ibid., 200 : Cum sulfure per ignem combinatum largitur substantiam ru-bicundam male olentem, quæ vocari solet hepar sulpliuris.

(3) Ce sel n’est autre, comme on le devine, que le sulfate de magnésie, quise trouve surtout abondamment dans certaines sources minérales d’Angleterre,comme celles d’F.psom, etc.

(4) Dissertât, pliysico-medic. x {Pars ait.), p. 200 : Non est inflammabile,