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Tome deuxieme.
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niSTOIRE DE LA CITJ.MJE.

soumise, pendant quelques heures, à l'action d’une forte chaleurrouge (magnésie calcinée), possède des propriétés différentes quilixèrent toute son attention.

D'abord il avait remarqué que la magnésie calcinée a considéra-blement diminué de volume, que son poids est également moindre ;de telle sorte que 12 parties sont réduites à 5, et qu’elle se dissoutdans les acides, sans effervescence, bien que les sels qu'elle formeavec les acides ne diffèrent point de ceux que ces mêmes acides for-ment avec la magnésie non calcinée.

Ces résultats l’engagèrent à poursuivre ses recherches, afin des’assurer comment le feu avait opéré ces changements, et quelleétait la matière qui s'était séparée par l’action de la chaleur, etqui avait ainsi diminué le poids et le volume de la magnésie.

« Dans cette fin, je mis, dit-il, une quantité déterminée de ma-gnésie (carbonate) dans une cornue de verre, à laquelle j’adaptaiun récipient entouré d’eau froide. Je chauffai jusqu’au rouge ; maisje n'obtins qu'une très-petite quantité de fluide aqueux (a verysmall quantitg ofivatery Jluid), contenant des traces d’une matièrevolatile; et pourtant la magnésie avait beaucoup perdu de sonpoids. Ce fait m'étonna, et me rappela certaines expériences deHaies . Je soupçonnai alors que la perte du poids qu’avait éprouvéela magnésie serait peut-être due à la sublimation d’une matière aé-rienne élastique ( elastic aerial mat ter) , ou d’un air à travers le lutde l’appareil. Je me confirmai encore davantage dans cette pensée,en songeant à ce que l'effervescence que la magnésie fait avec lesacides pourrait bien provenir de l'expulsion d’un air combiné aveccette substance.

« Pour me corroborer encore davantage dans mon opinion, jeréfléchis au moyen de rendre, s'il était possible, ii la magnésie cal-cinée l’air qu’elle avait perdu par la calcination. Et je me deman-dai d'abord comment la magnésie avait acquis cet air : elle nepouvait le contenir pendant qu’elle était encore combinée avecl’acide sulfurique dans le sel d'Epsom , car l’effervescence que lamagnésie produit, au contact d’un acide, prouve que celle-ci nepeut pas être combinée en meme temps a a ec un acide et avec cetair en question. La magnésie ne peut donc avoir reçu cet air quede l’alcali [carbonate) employé pour la précipiter (l). «

( 1 ) Lectures on tlie cléments of cheumtnj, etc., vol. II, p. 09. 3