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nrSTOITlE DE LA CHIMIE.
d'ailleurs preuve de beaucoup de modération dans ses jugements,d'une grande réserve dans ses assertions; il ne connaissait ni l’ai-greur ni l'emportement de l'amour-propre blessé.
Macquer avait partagé plusieurs de ses travaux avec Heaume .Mais celui-ci, moins opiniâtre que son ami, se rallia plus tard fran-ment à la bannière de la chimie pneumatique.
Macquer mourut en 1784. Son Cours et son Dictionnaire dechimie, qui fut traduit dans les principales langues d’Europe , con-tribuèrent beaucoup à répandre le goût de cette science.
Outre les mémoires déjà désignés, il nous reste encore à men-tionner : Observations sur la chaux et sur le plâtre (l ) ;— Sur unenouvelle espèce de teinture bleue, dans laquelle il n'entre ni pas-tel ni indigo (2) ; — Sur une nouvelle méthode du comte de la Ga-rage pour dissoudre les métaux (3); —• Sur un nouveau métalconnu sous le nom d’or blanc{ platine) (4); — Sur les argiles etla fusibilité de cette espèce de terre avec les terres calcaires (â) ;— Sur les essais des matières d'or et d’argent (Ilellot, ïillet etMacquer)(o); — Sur l’action d'un feu violent de charbon appliquéà plusieurs terres, pierres et chaux métalliques (7).
Un des collaborateurs de .Macquer, Tillf.t, à qui nous devons desexpériences physiologiques si remarquables sur les degrés extraordi-naires de chaleur auxquels l'homme et les animaux sont capablesde résister ( Mém. de l’Académie , année 1704, page 180 ), présentaà l'Académie , en 1703, un mémoire sur l’augmentation réellede poids qui a lieu dans le plomb converti en litharge (8).Après avoir dit que cette augmentation est environ d’un huitième,il s'exprime ainsi : • C'est un vrai paradoxe chimique que l’expé-rience met cependant hors de tout doute ; mais, s’il est facile deconstater ce fait, il ne l’est pas autant d'en rendre une raison satis-
(1) Mém. del’Acad., année 1747, p. 678.
(2) Ibid.,ann. 1749, p. 255.
(3) Ibid., ann. 1755, p. 25.
(4) Ibid., ann. 1758, p. 119.
(5) Ibid., même année, p. 155.
(6) Ibid., ann. 1763, p. 1.
(7) Ibid., ann. 1767, p. 298.
(8) Quelques années après, il présenta un mémoire ( année 1769, p. 153)Sur la nécessité d’extraire des coupelles les particules d’argent fin qu’ellesretiennent toujours.