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traité complet
lie plus ancien, le plus, noble, le plus utiledes arts , puisqu’il les nourrit tous , l’agricultures’annonce par de nouveaux efforts, pour secon-der les vues d’un gouvernement paternel, qui,comme celui de Sully et de Colbert , est per-suadé qu’elle est le nerf de l’état, la base de lafélicité publique et particulière.
Des encouragemens utiles ou glorieux vontdédommager le cultivateur des pénibles tra-vaux qu’il a faits en améliorant ses terres, enoffrant de nouveaux exemples de culture et deproduction ; des prix distingués invitent dé touscôtés le talent modeste , et fixent d’avance surlui les regards de la reconnaissance. Dans lesdépartemens, des sociétés d’agriculture riva-lisent d’efforts et de succès, recueillent avec avi-dité , publient avec zèle , tout ce qui s’offre d’u-tile; créées, soutenues, encouragées par des pré-fets aussi recommandables par leurslumières quepar leur zèle, elles sont les canaux par lesquelsse répandent l’instruction et l’exemple.
Des succès qu’ont- obtenus plusieurs d’entreelles sont les garans dés améliorations qu’onpeut en attendre; et on doit les regarder commeautant de phares conservateurs, qui indiquentaux agriculteurs, et la route qu’ils ont à suivre,et les écueils auxquels leur sollicitude éclairées’efforce de les soustraire.