SUR LES PÉPINIÈRES. 3
Quoiqu’on 11’ait cessé de porter sur toutes sesparties un regard d’intérêt, l’attention sembles’être fixée plus particulièrement sur la conser-vation , l’emménagement des forêts et des bois ,sur la formation , l’entretien et la réparationdes taillis, sur les plantations en général.
Il y a plus d’un demi-siècle que le gouver-nement ne pouvait se dissimuler une bien tristevérité, c’est que le bois devenait tons les jours,et deviendra nécessairement plus rare. Il nepouvait ignorer qu’on ne mettait pas en plan-tation la vingtième partie de ce qu’on avaitdéfriché. Que doit-ce être de nos jours où lesbesoins des manufactures et des arts ont si fortmultiplié les fourneaux ? Le luxe des villes aprodigieusement augmenté la consommation dubois. Nos bons aïeux n’avaient ordinairementqu’un feu commun ; chaque individu veutavoir le sien , et bien des propriétaires sontforcés d’anticiper sur leurs coupes , pour sup-pléer à l’excès de la dépense à cet égard.
Des hommes d’état ne purent alors être in-différens aux menaces d’une disette aussi alar-mante (i). Ils s’entourèrent de lumières, et
Ç : J U faut de, grands efforts au gouvernement, etune vigilance bien active , pour reparer les maux quiont e'té faits dans tous les bois , ( ceux de la natioij
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