SUR LES PÉPINIÈRES. 67fectionudt principalement les semences qu’ilscontiennent; et plus on étudie sa marche, pluson croit voir avec étonnement, que , dans sesvpes., nous avons peut-être la part la plus lé-gère au grand travail de la reproduction ari-nuelle des fruits. Bien plus , elle ne cesse denous prouver, par mille expériences, que lefruit qui flatte le plus notre goût n’a pas ac-quis le dernier degré de fermentation qui doitdpnner à la semence toute la perfection dontejle est susceptible.
Un jardinier intelligent laisse pourrir surcouche un bon melon , pour s’assurer d’en con-server l’espèce sans altération. Comparez lespépins d’une orange ou d’un citron qui se pour- •r ‘t par excès de maturité, avec ceux des orangesque vous mangez. Dans le Romois, dans, leIueuvain, et dans beaucoup d’autres endroits,d’où nous vient le plus beau plant de poirieret de pommier , ainsi que le meilleur pépin ,ou emploie, non le marc du fruit qui a étépressé le premiermais celui des poires lors-qu’elles commencent à blettir, et des pommesqu’on a recueillies dans leur maturité , qui ontfermenté en tas , et qui commencent à se' gâter.
I ' es pommes et les poires qui se pourrissentdans vos fruitie rs , vous donneront, saur con-