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Tome premier.
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SUR LES PÉPINIÈRES. 69presque ma vie entière, disait un jardinier àson fils, pour apprendre deux choses : celle dene point semer t et de ne point planter les ar-bres dru. Qui croirait que ce fût une chose sidifficile à apprendre et à pratiquer, que cellede distribuer et d’espacer convenablement lesarbres et les semences ? Dans les semis degraines destinées pour produire des arbres, jen'ai jamais éprouvé, je n’ai jamais vu un vé-ritable succès , lorsque le plant était trop épais,fût-il semé dans la meilleure terre. Trop res-serré , ce jeune plant semble disputer à sesvoisins l’air qui les nourrit, les forLifie, lesfait croître, les rayons qui les échauffent ; illeur envie jusqu’il la lumière dont ils sontéclairés ; dans l’intérieur même de la terre,leurs racines qui se croisent, s’entrelacent, seresserrent, semblent se déclarer une guerre àmort, pour savoir à qui appartiendra et le ter-rein qu’ils labourent, et la substancejqu’il ren-ferme.

On sent qu’il est impossible que ce plantacquière le degré de vigueur, le diamètre, l’é-lévation qu’on voit dans les autres semis faitsavec moins de prodigalité. S’il y avait un choità faire, je donnerais la préférence à tout se-mis qu\i ne main plus qu’économe aurait pré-paré. Je m e trouverais dédommagé du moins